Le salut entre les deux hommes a été photographié peu avant le dîner des chefs d’Etat et de gouvernement jeudi, lors duquel Obama et Kadhafi n’étaient séparés que par le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi.
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui rencontrait pour la première fois un président américain, a serré la main de Barack Obama au deuxième jour du sommet du G8, à L’Aquila en Italie.
Les relations entre Washington et Tripoli se sont détendues ces dernières années, après une longue période de gel en raison du soutien apporté par la Libye à des organisations considérées aux Etats-Unis comme terroristes. Les liens restent toutefois marqués par une méfiance réciproque.
Le dirigeant libyen, qui participe au G8 en tant que président de l’Union africaine, avait reçu l’ancienne secrétaire d’Etat Condoleezza Rice à Tripoli l’an dernier et avait parlé au prédécesseur d’Obama, George W. Bush, au téléphone.
Tout laisse à penser que de nouveaux affrontements arméssont en préparation.
Ils seront l'œuvre de combattants frustrés et déçus. Ce sont des ex-opposants à Déby, ralliés au tyran et maltraités par celui-ci ou bien des militaires confirmés,engagés au sein de l'UFR mais consternés par l'incompétence méprisante de Timan et de son entourage. Ces soldat, de grande valeur pour certains d'entre-eux, veulent mener le combat de leur vie. Nous les comprenons mais ne les approuvons pas.
Tous les observateurs sérieux de la situation tchadienne savent que, avec nos alliés, nous avons les moyens militaires nécessaires pour faire tomber Déby en quelques jours.
Au prix de combien de vies tchadiennes ?
Nous avons compris depuis bien longtemps que les attaques frontales sont par avance, vouées à l'échec. Elles ne font que que renforcer la position et l'image de Déby.
Chaque opération aventureuse de l'opposition armée permet à IDI de démontrer à ses divers protecteurs que l'opposition armée n'est qu'un ramassis d'aventuriers cupides, inconsistants et incapables de gérer la pays.
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C'est pourquoi l'UFCD ne s'engagera pas dans ces éventuelles aventures vouées à un échec militaire et politique certain.
Toutefois, si nécessaire et comme nous l'avons fait dans le passé, nous porterons assistance aux combattants en grande difficulté.
Notre premier objectif est de convaincre les suppôts de Déby qu'il existe une opposition sinçère, sérieuse, structurée et capable de prendre en main le destin du Tchad.
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Avec tous les Tchadiens honnêtes et de bonne volonté, nous devons définir un programme d'action gouvernemental pour la période de transition.
Des reflexions, des projets de gouvernement existent ça et là.
Nous devons les confronter, les discuter avec leurs auteurs afin d'établir une charte de gouvernement acceptée par tous.
Nous devons démontrer que, avec nos alliés, nous sommes capables de gérer le Tchad, dans l'intérêt de tous les Tchadiens tout suivant une démarche constructive et responsable vis-à-vis des pays voisins, des instances internationales et des partenaires du Tchad.
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Nous invitons tous les Tchadiens, patriotes sincères et désintéressés à nous contacter dans ce but. Ceci est notre objectif prioritaire.
C'est un passage obligé pour en finir enfin avec la dictature sanguinaire de Déby.
Avec le peuple, avec l'ANT qui se révoltera contre Déby à la première occasion , nous vaincrons en épargnant le maximum de vies.
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Nous en avons les moyens.
Vive le Tchad, vive les Tchadiens, vive la Démocratie.
Feuilleton d’été | vendredi, 10 juillet 2009 | par Monsieur B. Publié surBackchich
Dans ce dernier épisode de notre feuilleton d’été, le président tchadien Déby nie toujours son rôle dans l’affaire des dinars de Bahreïn. Et la justice française ne se montre pas très pressée de juger les responsables.
Le président Déby n’a jamais reconnu le moindre rôle dans l’affaire des dinars et n’a cessé d’accuser son ex-conseiller spécial Hassan Fadoul d’avoir tout manigancé dans son dos. Idriss Déby n’a pas daigné recevoir les deux missions de l’autorité monétaire de Bahreïn, qui s’est rendue successivement en août et novembre 1998 au Tchad, accompagnée de ses avocats.A Niamey, la quasi-totalité des 40 cartons a été récupérée, mais à N’djamena, aucun des 80 cartons n’a été remis aux Bahreinis lors de leur premier passage.
Dans une interview au Monde du 5 juin 2001 (voir ci-dessous), Idriss Déby fait état d’une cassette dans laquelle Hassan Fadoul aurait confessé son entière responsabilité en présence d’un magistrat français, ce que l’intéressé dément formellement, dans un droit de réponse au même journal. Jamais cette cassette n’a été produite, malgré des demandes réitérées de la justice française et de l’avocate de Fadoul.
Interview du président Déby et Droit de réponse de Hassan Fadoul
Interview du président Déby, Le Monde, 5 juin 2001
(…) Vous êtes également mis en cause, par un homme qui a été votre conseiller, Hassan Fadoul, dans une affaire de fausse monnaie, des dinars du Bahreïn d’une valeur de 2 milliards de francs.
« - Dans cette affaire, je n’ai rien à me reprocher. C’est vrai que j’ai gardé auprès de moi Hassan Fadoul. J’ai longtemps hésité mais, aujourd’hui, je vais révéler pourquoi : douze fils de la grande famille Fadoul ont été éliminés par Hissène Habré [l’ex-président renversé en décembre 1990 par Idriss Déby, NDLR] à la fin de son règne, quand j’étais entré en rébellion. Des femmes et des enfants, une cinquantaine de personnes au total, sont restés sans mari ou père. Hassan Fadoul était l’aîné des survivants. Je l’ai donc nommé ministre, directeur de mon cabinet civil, PDG d’Air Tchad, conseiller à la présidence et, enfin, préfet du Ouaddaï. Mais ce monsieur n’a jamais pensé qu’à la meilleure manière de gagner de l’argent de façon malhonnête. Quand je l’ai découvert, j’ai fait venir une délégation officielle du Bahreïn, qui a entendu Fadoul, d’ailleurs en présence d’un magistrat français. De cette confession, il existe un enregistrement que nous avons gardé. J’ai décidé de le rendre public, pour me laver du soupçon. »
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Droit de réponse au Monde de Hassan Fadoul
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Suite à l’article paru dans votre journal daté du mardi 5 juin 2001, en page 3 intitulé « Il me reste à préparer le Tchad à l’alternance » consistant en un interview de Monsieur IDRISS DEBY par Monsieur Stephen SMITH me mettant personnellement en cause, je vous remercie de bien vouloir procéder à l’insertion du droit de réponse suivant :
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« A la suite de sa mise en cause dans une affaire de faux dinars du Bahreïn pour une valeur de deux milliards de francs, Monsieur Idriss DEBY tente de faire croire de manière mensongère que j’en serais seul responsable … Précisant qu’il dispose d’une cassette de ma "confession" prise en présence d’un magistrat français et d’ une délégation du Bahreïn qu’il aurait fait venir.
Je n’ai jamais procédé à la moindre confession et n’ai rencontré aucun magistrat français ; quant à la délégation du Bahreïn, les faits sont bien différents que ceux auxquels Monsieur Idriss DEBY tente de faire croire.
Monsieur DEBY refusait tout contact avec une première délégation du Bahreïn venue à N’Djamena en aout 1998.
Alors que nous nous trouvions avec le Président à la résidence du préfet de Faya Largeau, le conseiller spécial aux affaires africaines de l’Elysées, Monsieur DUPUCH, tentait de joindre un samedi à 8 heures du matin Monsieur IDRISS DEBY ; ce dernier refusait de répondre et je dû lui indiquer que Monsieur Deby n’était pas présent ; Monsieur DUPUCH rappelait un quart d’heure après, insistant ; Monsieur Idriss DEBY acceptait de lui parler, indiquant, devant moi : oui, oui …
C’est à la suite de cet appel que Monsieur DEBY a été reçu le 28 juillet 1998 par Monsieur CHIRAC pour une visite privée.
A son retour, Monsieur DEBY indiquait qu’il fallait trouver une solution, que c’était grave : pour se couvrir, il mettait fin à mes fonctions par décret du 5 août 1998 et en adressait immédiatement une copie par fax à l’Elysée et à Manama, capitale du Bahrein.
Par le biais de son ambassadeur du Tchad en Arabie Saoudite, Monsieur TAHIR GUINASSOU, Idriss DEBY prenait contact avec l’ambassadeur du Bahreïn à Ryad ; un accord était passé : une délégation du Bahreïn viendrait récupérer les dinars entreposés dans les appartements d’Idriss DEBY et quatre conditions furent posées : Il devait être communiqué à la délégation le nombre exact de billets détenus, le nom des gens impliqués, le rapport des services spéciaux du Tchad sur ces faits et cela devait se dérouler en une journée, la délégation entendant récupérer les billets et repartir.
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Un lundi de novembre (ou décembre) 1998, une délégation du Bahreïn arrivait à N’Djamena avec à sa tête Monsieur le Ministre plénipotentiaire du ministre des affaires Etrangères du Bahreïn.
Monsieur Idriss DEBY les faisait accueillir par Monsieur ALLAMI actuel directeur adjoint du Ministère aux affaires étrangères et Monsieur ABDEL KERIM ABDALLAH, directeur adjoint DE L’ANS (agence nationale de sécurité). Monsieur ABDEL KERIM ABDALLAH leur remettait 35 cartons de billets de 20 dinars et ils apprenaient à 19 heures, reçus par Monsieur MAHAMAT SALEH ANNEDIF, ministre des Affaires étrangères, à son domicile, qu’Idriss BEBY ne pourrait les recevoir, étant souffrant !
Il n’était plus fait état des conditions passées et il leur était indiqué que je me trouvais en prison dans le nord du pays sous le coup d’une condamnation à mort.
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Apprenant par le chauffeur mis à leur disposition qu’en réalité je me trouvais à N’djamena, ces derniers demandaient à me voir pour me remercier de la restitution des billets : Monsieur ABDEL KERIM ABDALLAH me conduisait à la direction générale de l’ANS où je les rencontrais : loin de me remercier, ils me posaient des questions et je leur indiquais ce qu’il m’avait été demandé de dire, à savoir que le président DEBY n’était pas au courant et signait ma déclaration d’une fausse signature, n’ignorant pas la situation de grand danger dans laquelle je me trouvais.
Ignorant la quantité de cartons récupérés, je précisais que 75 à 80 cartons de dinars avaient été livrés à N’djamena. A la question de savoir où l’argent était stocké, je leur demandais s’ils pensaient être possible qu’autant de cartons aient pu transiter par l’aéroport, sans passer par la douane et sans que Monsieur Idriss DEBY soit au courant ?
Il n’y eu ni cassette enregistrée, ni magistrat français présent…et Monsieur DEBY n’a rencontré aucune des délégations du Bahreïn.
Si j’ai supervisé cette opération de fabrication de dinars, c’est sur ordre de mon président qui m’a nommé conseillé spécial à cet effet ; cette affaire a été conclue hors ma présence par Monsieur DEBY lui-même : c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je continue aujourd’hui à être en danger ».
Dans une Afrique où les crises politiques se succèdent, l'arrivée de Barack Obama vendredi au Ghana, petit pays érigé en modèle de démocratie, fait des déçus et des jaloux, renvoyant les Etats à leurs manquements et les citoyens à leur désenchantement.
Patrie du père de M. Obama, le Kenya n'en finit pas de remâcher sa frustration de ne pas accueillir, à l'occasion de sa première visite en Afrique subsaharienne, le premier Noir élu président des Etats-Unis.
"Une rebuffade", a tranché The Nation. A l'image du principal quotidien du pays, les commentateurs kényans estiment que le successeur de George W. Bush a préféré ne pas frayer avec un gouvernement né de la crise post-électorale qui a ensanglanté le pays début 2008, et critiqué pour son inefficacité.
Affront supplémentaire pour Nairobi, le président de la Tanzanie voisine, Jakaya Kikwete, a été le premier chef d'Etat africain reçu par le nouveau numéro un américain à la Maison blanche.
"S'il veut en apprendre sur l'Afrique", Barack Obama "devrait venir ici", regrette en écho Paul Maruma, à Johannesburg. "Déçu", ce vigile de 39 ans invoque le rôle de l'Afrique du Sud, poids lourd du continent, dans la gestion des crises, et la figure légendaire du premier président post-apartheid, Nelson Mandela.
Les Nigérians n'ont pas été moins vexés que M. Obama fasse l'impasse sur leur pays, qui aime à se décrire en "géant de l'Afrique" et "plus grande nation noire du monde" aux 140 millions d'habitants.
Mais les élections d'avril 2007, là aussi violentes et jugées largement frauduleuses, y compris par Washington, sont passées par là.
Cependant, certains se font une raison et pointent les manquements de leur propre pays.
S'il peut faire valoir sa puissance économique et sa contribution aux missions de paix dans le monde, le Nigeria "est à la traîne en matière de démocratie", admet l'écrivain et activiste Shehu Sani.
Tonalité proche au Cameroun: en choisissant Douala, M. Obama "se serait mis en porte-à-faux" avec ses appels au respect de l'Etat de droit et à la bonne gouvernance, avance l'ancien responsable étudiant Okalla Ebode.
Confiant éprouver pour le nouveau président des Etats-Unis une "admiration" largement partagée sur le continent, notamment chez les jeunes, il l'exhorte à "soutenir les ONG de défense des droits de l'Homme" et à "frapper du poing sur la table" face aux "dictatures".
Au Liberia, le gouvernement ne se dit quant à lui "absolument pas" déçu que M. Obama n'ait pas opté pour cette nation en reconstruction après des années de guerre civile, malgré les liens qui l'unissent aux Etats-Unis, dont venaient les esclaves qui fondèrent le pays au XIXe siècle.
"Sa visite au Ghana est une visite dans la région", se persuade la ministre de l'Information Laurence Bropleh.
Beau joueur, le président ivoirien Laurent Gbagbo a profité récemment du déplacement annoncé du locataire de la Maison blanche pour rendre hommage au Ghana voisin, souvent considéré comme "jumeau" de la Côte d'Ivoire en raison de sa géographie, de son économie et de son peuplement.
"Ce n'est pas un hasard" si M. Obama a jeté son dévolu sur ce pays devenu après des épreuves "stable et démocratique", a-t-il affirmé.
Mais le diplomate et historien ivoirien Jean Vincent Zinsou retient surtout la propre "instabilité" de son pays, coupé en deux depuis un coup d'Etat manqué en 2002 et où l'élection présidentielle, attendue fin novembre, a été reportée plusieurs fois depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005.
Charles Massi est le président de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), un nouveau groupe rebelle centrafricain qui est actif dans la zone de Ndélé, dans le nord-est du pays.
Il avait été arrêté par Deby le 15 mai pour activités subversives alors qu'il tentait de rejoindre son mouvement faute d'avoir obtenu un visa pour la France.
N’Djaména échappe de peu à être la place d’un crash
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Des passagers d’Air France, dont le journaliste Cheikh Yérim Seck, de l’hebdomadaire parisien Jeune Afrique, une délégation du Medef (le patronat français) et une soixantaine d’autres passagers ont échappé de peu à un crash dans la nuit du 7 au 8 juillet.
Ils avaient pris place à bord de l’avion d’Air France reliant N’Djamena, la capitale du Tchad, à Paris. Ayant décollé à 1h du matin, deux heures après l’horaire prévu du fait d’orages qui ont éclaté dans la capitale tchadienne, l’aéronef n’arrivera pas à Paris. Alors qu’il atteignait sa vitesse de croisière, le commandant a lancé un communiqué qui a alarmé tous les passagers :
« On dirait que le sort s’acharne contre nous, aujourd’hui. Un oiseau est entré dans l’un des moteurs de l’appareil. Nous ne pouvons plus, pour des raisons de sécurité, continuer notre voyage sur Paris. Et ne pouvons non plus atterrir à N’Djamena car l’avion, qui a fait le plein de kérosène, est trop lourd pour se poser. Nous sommes obligés de tourner autour de N’Djamena pendant deux heures pour brûler le kérosène.»
. Il s’en est suivi deux heures de galère, où l’aéronef a été soumis à des turbulences sévères, obligé de rester dans la zone orageuse.
La panique était totale.
Averties par les autorités de l’aéroport que l’avion avait à son bord Cheikh Yérim Seck, les patrons français et les familles d’importants dignitaires du régime en partance pour Paris pour des vacances, les autorités tchadiennes ont pris d’importantes dispositions de sécurité.
. Quand l’avion atterrissait au bout de 2h 30 de difficiles manœuvres, étaient déjà massés sur les abords de la piste les sapeurs pompiers et différentes équipes de secouristes.
Notre confrère Cheikh Yérim Seck et ses compagnons d’infortune s’en sont sortis in-extremis. La série noire d’accidents, qui a touché l’avion d’Air France de la ligne Paris-Rio et l’appareil Yemenia de la ligne Sanaa-Moroni, a manqué de peu de les emporter.
Quand on se conduit trop mal, on ne trouve jamais la paix.
Pour Deby, le pire monstre de l’histoire tchadienne, même ses tristes joies se transforment rapidement en cauchemar. Le tyran a, à peine commencé à se réjouir de sa victoire habituelle sur ses anciens et futurs serviteurs, les opposants/businessmen, que les ennuis recommencent.
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Il n’y a pas eu vraiment de gros affrontements ( l'opposition réelle garde donc ses forces intactes) lors des dernières escarmouches, mais les opposants/businessmen s’étaient tellement vantés d’arriver sans coup férir à N’Djaména, que leur incapacité a été présentée par Deby comme une cuisante défaite de son opposition.
En outre le monstre connaît les opposants/businessmen dont il a pu juger les faiblesses morales et intellectuelles lorsqu’ils le servaient ( et se servaient aussi au passage !). Il sait qu’avec une enveloppe kaki, il peut réaliser des miracles.
Les contorsions actuelles de Soubiane, prêt à tous les grands écarts moraux pour se vendre à lui, renforcent Deby dans ses convictions.
Ce genre d’opposition la, soit il la bat sur le terrain, soit il l’achète, et ça marche ainsi depuis 20 ans.
Une fois qu’il a rallié à lui son ex opposition, Deby agit toujours de la même manière. Il méprise, humilie et finalement jette à la poubelle les ralliés, parfois même il les torture et les élimine.
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Mais il semble que cette fois ci Deby en a trop fait.
Bien que possédant des membres au gouvernement, rien n’a été épargné à la communauté arabe qui a bu le calice jusqu’à la lie. La communauté arabe a tout subi et ses leaders sont accusés d'avoir été incapable de la protéger contre Deby.
L'un des plus critiqué est un lieutenant de Nour, colonel de l’armée soudanaise comme lui, titulaire d’un passeport soudanais comme lui, rallié comme lui, qui a été envoyé par Deby combattre ses ex alliés. Ayant relativement réussi dans sa tâche honteuse, combattre ses ex alliés, le maintenant « général » a été récompensé par des coups de pied au cul et des brimades encore plus accentuées contre la communauté arabe. Il est maintenant acquis que de nombreux leaders de cette communauté sont de nouveau entrés dans l’opposition à Deby, même s’il lui disent évidemment le contraire, on n’est pas à une duplicité prés dans leur monde !
La ou cela devient intéressant, c’est qu’ils disposent de l’appui de la Libye.
En effet, ces individus ayant trahi Khartoum pour rejoindre Deby, le Soudan leur est fermé ( en tout cas pour l’instant). Kadhafi a été tout heureux de leur promettre son aide, car le guide n’a jamais abandonné son idée de détruire le Tchad en soutenant tout ce qui peut affaiblir le pays.
Ces nouveaux, futurs ou ex opposants ( on ne sait plus !) ont annoncé leur intention d’en découdre avec Deby prochainement. Ils ne disposent pas de troupes considérables mais ils sont déterminés et Kadhafi est riche, leur alliance, même pleine d'arrières pensées, ne peut qu’embarrasser le tyran.
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Mais un autre souci se profile aussi dans l’horizon debyque.
Dans feu le machin UFR, il était de notoriété publique que Timane et les vrais soldats, se détestaient férocement.
Comment le Commandant en Chef, soldat courageux et expérimenté, diplômé de Sandhurst, la prestigieuse école de guerre britannique ainsi que tout l'Etat Major pouvaient ils éprouver autre chose que du mépris pour Timane qui est resté bien à l’abri durant les combats et qui avait vendu une partie des équipements destinés aux combattants ?
Les militaires, dont les forces ont été repoussées car ils n'ont pas eu le soutien de Timane, Nouri et consorts, sont furieux et certains ont des comptes personnels à régler avec Deby.
Or ils ont réussi à reconstituer une partie de leurs forces et ont rejeté la tutelle de Timane.
Ces soldats veulent à nouveau attaquer Deby et la saison des pluies les arrêtera d’autant moins que Deby aura plus de mal à se servir à se servir de son aviation avec la pluie. Ils bénéficient du soutien inattendu de nombreux combattants qui viennent du Nord et même de la région de Fada, village natal de Deby.
Le Sud du Tchad, à son tour, voit la résurgence de combats qui ajoutent des soucis à Deby, d'autant qu'il s'agit de zones pétrolières. Enfin les désertions se multiplient à nouveau dans l'ANT.
On voit bien qu'en dépit de tous ses soutiens, de son argent et de la débilité des opposants/businessmen, Deby est quand même trés affaibli.
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L’ANR et ses alliés souhaitent bonne chance à ceux qui veulent affronter Deby.
Toutefois nous rappelons que c’est le peuple tchadien qui souffre, à chaque fois qu’il y a un affrontement. C’est la raison pour laquelle nous répétons qu’il faut d’abord annoncer un accord sur un programme de transition avant de faire des victimes.
Le peuple tchadien doit être convaincu que Deby ne sera pas remplacé par un autre seigneur de guerre. Seul un programme précis et avec un calendrier des réformes pourra nous assurer le soutien du peuple. Ne soyons pas non plus naïfs, seul un programme solide convaincra les protecteurs étrangers de Deby qu’il existe une relève. Tant qu’on ne voit que les opposants/businessmen, on est fondé à penser qu’ils sont comme Deby, mais en plus bêtes.
Avec le soutien du peuple, une frappe ciblée à l’encontre du tyran et des quelques soutiens qui lui reste devient possible.
Pour éviter de faire couler le sang inutilement, il faut sans cesse noyauter l’entourage debyque et faire preuve d’intelligence et de ruse car la force brute et aveugle ne résout rien.
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Les combats, s’ils ont lieu, n’apporteront pas de solution viable pour le peuple, voilà pourquoi l’ANR et ses alliés aideront, comme nous l’avons toujours fait, l’opposition mais nous ne participeront pas directement aux massacres inter tchadiens.
La raison finira un jour par l’emporter, il est malheureux qu’il faille tant de sacrifices pour se comprendre et s’accorder.
G8 : Carla Bruni-Sarkozy se pose en défenseur l’Afrique
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La Première Dame de France appelle les membres du G8 à conserver leur soutien financier au continent noir.
Alors que les représentants des pays les plus riches de la planète se retrouvent en Italie, à L’Aquila, pour le sommet du G8, l’épouse du chef de l’Etat français leur a lancé un appel par voie de presse.
Dans sa tribune publiée par le quotidien britannique The Guardian, Carla Bruni-Sarkozy a exhorté les dirigeants à conserver leur soutien aux programmes de santé en Afrique.
Italienne de naissance, Mme Sarkozy souligne que d’importants progrès ont été réalisés depuis l’engagement pris par le G8 en 2001 d’un effort multilatéral contre le sida, la tuberculose et le paludisme. "Cette révolution commence à transformer l’Afrique, cependant la plupart des progrès réalisés dans la réduction de la pauvreté au cours des décennies passées est menacée par les effets de la crise économique mondiale", écrit Carla Bruni-Sarkozy, ambassadrice du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
"Les investissements en matière de santé réduisent les inégalités cependant, et dans une période de difficultés économiques, ils sont plus importants que jamais pour préserver la stabilité sociale", ajoute-t-elle en précisant que les dirigeants du G8 devraient se sentir "fiers de la révolution qu’ils ont entamée il y a huit ans" dans la santé mondiale. "J’espère qu’ils vont célébrer leur réussite en accroissant leur investissement dans le sauvetage de vies et la réduction des inégalités".
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Bon, donnons acte à Madame Carla de son engagement mais quand même on ne peut pas s’empêcher de se demander s’il n’y a pas un partage des rôles bien étudié afin de ratisser le plus large possible.
L’un manie le bâton et les CRS et l’autre fait des sourires. Enfin reconnaissons qu’un sourire de Carla c’est mieux qu’une grimace de Sarko !
Suite de la saga sur ce qui constitue à ce jour la plus grosse affaire de contrefaçon monétaire du XXe siècle. Dans ce troisième épisode, le président tchadien se fait remettre au Nigeria, où il voulait écouler les dinars, un chèque sans provision.
Pressé d’obtenir du cash en échange des dinars de Bahreïn récemment arrivés au Tchad, le président Idriss Déby fait chauffer son téléphone et trouve à Kano, la capitale du Nord Nigeria, principal centre économique du Sahel, un changeur disposé à recevoir « ses » dinars et à les lui échanger contre des dollars, c’est du moins ce qui est prévu.
Hassan Fadoul se rend par vol spécial sur place avec environ 2 millions de dinars. A Kano, rien ne se passe comme l’imaginait le président tchadien. Le changeur cherche à gagner du temps, il n’a pas sur place l’usage de la devise du Bahreïn, veut expédier les dinars dans le Golfe arabo-persique, où elle devrait être plus facile à monnayer. Et surtout il ne dispose pas de cash, pour payer ce qu’il vient de recevoir.
Fadoul s’impatiente, il est finalement décidé, avec l’approbation d’Idriss Déby, de rentrer au Tchad avec un chèque. Méfiant, Hassan Fadoul prend soin de le photocopier et de confier plusieurs copies à des gens de confiance.
C’est ainsi que Bakchich est en mesure de publier le fac similé de ce chèque, daté du 22 juin 1998.
Dès sa remise à Idriss Déby, le président tchadien convoque Idriss Othman, le directeur de la BDT (Banque de développement du Tchad) et se fait remettre plus d’un milliard de francs CFA. Le patron de la BDT s’empresse d’expédier le chèque à la compensation à Londres.
Ô surprise, le compte n’est pas approvisionné, le chèque est en bois, la BDT menacée de banqueroute !
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La saga des vrais-faux dinars de Bahreïn (IV) - Bakchich
Dans ce quatrième épisode de l’escroquerie du siècle, le président tchadien échoue dans sa tentative d’écouler ses dinars à Paris, puis fait porter le chapeau à son conseiller spécial.
Suite du troisième épisode.
Après sa déconvenue nigériane, le président Déby se tourne vers la France.
Un contact de Pedro Lazar, Jean-Pierre Cheriou, prétendant être un dirigeant de la Banque de France, a fait savoir qu’il pourrait se charger, à Paris, de changer les dinars.
Idriss Déby, qui veut en finir, propose d’expédier l’avion présidentiel, bourré de dinars, avec Hassan Fadoul et le directeur de la BDT (Banque de développement du Tchad) au Bourget. Hassan Fadoul, échaudé, considère que c’est trop risqué.
Il est finalement décidé qu’Hassan Fadoul et Idriss Othman, le directeur de la BDT, vont à Paris par vol régulier.
Accueillis par Cheriou, qui se fait passer pour un représentant de la Banque de France, ils sont conduits dans un bâtiment, à l’époque désaffecté, place du Palais Bourbon, où Cheriou prétend que se déroulent des « opérations spéciales » qu’on ne peut régler au siège de la Banque de France.
Peu convaincus, Fadoul et Othman rembarquent pour N’djamena. Lors de l’enregistrement, l’attaché case dans laquelle le conseiller spécial conserve tous les documents relatifs à l’opération Dinars de Bahreïn lui est dérobé. Hassan Fadoul est désormais convaincu d’être dans le collimateur des services français.
Chirac découvre le pot-aux-roses
Au lendemain de son retour au Tchad, début juillet 1998, Hassan Fadoul accompagne son président dans le nord, à Faya-Largeau. Le soir, aux informations, il apprend la visite, non-annoncée, du chef de l’Etat du Bahreïn à l’Elysée, où il est reçu par le président Chirac. Il en avertit immédiatement Idriss Déby, qui ne s’en inquiète pas. Il avait tort.
Le jour suivant, un samedi, à la préfecture de Faya Largeau, où résident Déby et Fadoul, coup de fil de Michel Dupuch, le patron de la cellule africaine de l’Elysée. Fadoul répond. Dupuch veut d’urgence parler au président Déby.
Celui-ci, qui est dans la pièce, fait signe qu’il ne veut pas prendre la communication. Fadoul raccroche, en prétendant que son président n’est pas là.
15 minutes plus tard, nouvel appel de Dupuch : il sait que le président Déby est sur place, le président Chirac est venu spécialement à l’Elysée pendant le week-end pour s’entretenir avec son homologue tchadien, d’une affaire grave le concernant. Déby finit par prendre la communication. Le soir même, Déby rentre sur N’djamena puis s’envole pour Paris. Le 28 juillet 1998, il est reçu pendant 2 heures à l’Elysée par le président Chirac.
A son retour de France, Deby annonce à son conseiller Fadoul que « tout est découvert » .
Chirac lui a mis sous le nez des photos prises à l’aéroport de N’djamena, lors du déchargement du Boeing belge. Il affirme avoir démenti toute implication dans cette affaire, et avoir, face à Chirac, accusé son entourage. Il demande à son conseiller spécial de porter le chapeau, et lui annonce qu’un décret sera prochainement publié au Journal officiel mettant fin à ses fonctions.
(A suivre)
Peu convaincus, Fadoul et Othman rembarquent pour N’djamena. Lors de l’enregistrement, l’attaché case dans laquelle le conseiller spécial conserve tous les documents relatifs à l’opération Dinars de Bahreïn lui est dérobé. Hassan Fadoul est désormais convaincu d’être dans le collimateur des services français.
Chirac découvre le pot-aux-roses
Au lendemain de son retour au Tchad, début juillet 1998, Hassan Fadoul accompagne son président dans le nord, à Faya-Largeau. Le soir, aux informations, il apprend la visite, non-annoncée, du chef de l’Etat du Bahreïn à l’Elysée, où il est reçu par le président Chirac. Il en avertit immédiatement Idriss Déby, qui ne s’en inquiète pas. Il avait tort.
Le jour suivant, un samedi, à la préfecture de Faya Largeau, où résident Déby et Fadoul, coup de fil de Michel Dupuch, le patron de la cellule africaine de l’Elysée. Fadoul répond. Dupuch veut d’urgence parler au président Déby.
Celui-ci, qui est dans la pièce, fait signe qu’il ne veut pas prendre la communication. Fadoul raccroche, en prétendant que son président n’est pas là.
15 minutes plus tard, nouvel appel de Dupuch : il sait que le président Déby est sur place, le président Chirac est venu spécialement à l’Elysée pendant le week-end pour s’entretenir avec son homologue tchadien, d’une affaire grave le concernant. Déby finit par prendre la communication. Le soir même, Déby rentre sur N’djamena puis s’envole pour Paris. Le 28 juillet 1998, il est reçu pendant 2 heures à l’Elysée par le président Chirac.
A son retour de France, Deby annonce à son conseiller Fadoul que « tout est découvert » .
Chirac lui a mis sous le nez des photos prises à l’aéroport de N’djamena, lors du déchargement du Boeing belge. Il affirme avoir démenti toute implication dans cette affaire, et avoir, face à Chirac, accusé son entourage. Il demande à son conseiller spécial de porter le chapeau, et lui annonce qu’un décret sera prochainement publié au Journal officiel mettant fin à ses fonctions.
Tchad : 10.400 enfants tchadiens scolarisés grâce aux programmes de Première Urgence
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Les populations de l'est du Tchad sont particulièrement affectées par la crise du Darfour et les conflits internes tchadiens. Les enfants privés d'école subissent au quotidien les conséquences de la guerre. En effet, l'affluence des populations déplacées et réfugiées ainsi que l'insécurité chronique de la région fragilisent un système éducatif tchadien doté de peu de ressources et de capacités.
Depuis mai 2007, Première Urgence œuvre en faveur des enfants déplacés et hôtes de la région du Ouaddaï, afin de leur donner accès à une éducation primaire de qualité : 79 écoles temporaires construites, 79 maîtres communautaires formés.
Tout est réuni pour favoriser l'accès à l'éducation !
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Tout sauf, l'implication du ministère de l'éducation tchadien et des parents d'élèves.
Etant donnée l'absence totale de soutien dans le domaine éducatif du gouvernement tchadien, les parents doivent se débrouiller pour payer les maîtres communautaires.
Pour ces parents, l'école coûte chère et l'enfant doit surtout aider aux travaux quotidiens, afin d'assurer des revenus suffisants à la famille.
Dès 2008, conscient de ces obstacles, Première Urgence a sensibilisé les familles pour lancer la création d'association de parents d'élèves.
Les parents sont encouragés à s'investir dans la réalisation d'activités génératrices de revenus communautaires en faveur de l'école.
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Ainsi, 42 associations de parents d'élèves reçoivent des formations les aidant à la gestion de ces activités qui sont pour la plupart en relation avec les travaux agricoles, tels qu'un service de location de charrettes pour le transport des productions ou la culture et l'entretien de parcelles communautaires (dont les produits seront revendus aux profits des écoles).
Ces activités génératrices de revenus assurent désormais aux maîtres un revenu fixe et stable toute l'année.
Cela encourage le maître à rester en poste. Auparavant, non rémunérés pendant plusieurs mois, enseignant dans des zones instables éloignées de leur propre village, certains maîtres quittaient leur poste en cours d'année scolaire.
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Première Urgence encourage l'intégration des maîtres afin qu'ils soient prêts à continuer l'enseignement en 2009/2010.
Désormais 10.400 enfants de la zone bénéficient d'une éducation primaire de qualité, soit 54 % des enfants scolarisables.
Dans tout l'Est du Tchad, il y a encore 40.000 enfants en âge d'aller à l'école qui ont été déscolarisés ou jamais scolarisés.
Première Urgence continue à inciter le gouvernement à assumer ses responsabilités pour opérer un transfert progressif des activités actuellement réalisées par l'ONG vers le Ministère de l'Education, dans le but d'assurer la pérennité du projet et de donner à un plus grand nombre d'enfants l'accès à une éducation de qualité.
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