La France aux ordres des américains.
PARIS - Au lendemain de l'annonce de la demande d'un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir pour génocide au Darfour par le procureur de la Cour pénale internationale, la France a souhaité mardi "que le Soudan se conforme déjà à ses obligations" en livrant aux autorités internationales Ahmed Haroun (ancien ministre soudanais de l'Intérieur) et Ali Kushayb (l'un des principaux dirigeants des milices Janjawid) visés par des mandats d'arrêt de la CPI."Nous rappelons (au nom de la présidence française de l'Union européenne, NDLR) qu'il y a déjà des mandats d'arrêt qui, eux, ont été délivrés au Soudan", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Eric Chevallier lors d'un point-presse. "Nous insistons très fortement pour que le Soudan coopère avec la communauté internationale, et notamment avec la CPI, pour que ces deux mandats puissent être exécutés". "Nous, la France, disons que nous sommes attachés aux procédures de la justice internationale, et nous souhaitons que tout le monde s'y conforme", a-t-il ajouté, mais "le plus important à ce stade, c'est déjà que le Soudan se conforme à ses obligations vis-à-vis de la CPI". A ce titre, "tout geste des autorités soudanaises qui serait en conformité avec des décisions déjà rendues de la Cour, constituerait un élément d'appréciation positif" susceptible de "faire partie du dialogue que nous avons avec nos différents partenaires, notamment au Conseil de sécurité". Par ailleurs, le porte-parole a rejeté la position soudanaise selon laquelle Khartoum échapperait à la juridiction de la CPI car elle ne l'a pas reconnue. "A partir du moment où le Conseil de sécurité a saisi la Cour, le Soudan, qui est membre des Nations unies, doit se conformer aux décisions du Conseil de sécurité", a-t-il expliqué. "Il n'y a pas absolument aucune ambiguïté". Enfin, Eric Chevallier a indiqué que la France avait "commencé à regarder les modalités de renforcement de la sécurité de (ses) ressortissants" au Soudan dans l'éventualité d'une dégradation de la situation, tout en précisant qu'aucune mesure d'évacuation n'était envisagée pour le moment.
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La question du Darfour ne peut pas être réglée sans l’accord du Soudan.
La France, présente au Tchad comme en Centre Afrique est directement intéressée par la paix dans la région. Pour être l’un des acteurs utile et efficace d’une solution éventuelle, Paris doit faire preuve d’un minimum d’impartialité et d’intelligence de la situation.
Or on doit hélas constater que la diplomatie française ne sait que soutenir Deby, l ‘une des causes majeures de la détérioration de la situation sur place.
En ayant fourni, même indirectement, les armes et la formation du MJE qui s’en est allé attaquer Omdurman, Paris est directement impliqué dans les affaires intérieures soudanaises.
En sommant brutalement le Soudan de déférer aux ordres de la CPI, la diplomatie française qui sait montrer une échine souple et docile dans d’autres circonstances, se montre le valet zélé des américains dans la région.
C’est une attitude de soumission qui n’apporte que du malheur et de la honte.
Elle ne permettra pas à Paris de demeurer un acteur respecté dans la région, c’est dommage mais il faut maintenant en tirer les conséquences.

Le maître du monde.
Rien d’extraordinaire ou d’étonnant avec cette Amérique arrogante et violente qui dicte par la menace de tout ce qui est bon ou mauvais dans le monde, qui provoque des guerres entre les Etats ou fait assassiner les opposants. C’est le Dieu du Monde. Les institutions internationales sont à ses ordres même si elles ne lui appartiennent pas ou ne les reconnaît pas telle cette Cour pénale internationale. Qui peut actuellement dénoncer : la guerre injuste contre l’Irak et les violations des Droits de l’Homme commises ? La prison de Guantanamo et les tortures d’Abou Graïb ? Les outrages continus à l’ONU et aux Lois internationales? La prison « à ciel ouvert » qu’est Ghaza ? Le mur entourant la Cisjordanie tel un grand ghetto ? Les crimes commis contre les palestiniens et le Liban ? La poursuite de la construction de colonies et la violence des colons en plus du blocus ignoble imposé. Singulièrement, se sont les Etats censés inspirer l’humanisme, qui sont pervertis en centres de leurs actions et de leurs projets funestes. Que reste-il quand tout est dicté à partir de l’Amérique? Il n’y a actuellement de liberté que dans de rares journaux ou dans cet incontrôlable Internet. S’organiser en pôles régionaux? Même pour cela il faut son « accord ». Il est vrai qu’on ne peut rien contre ce dictateur de Bush qui peut décider d’une guerre s’il estime qu’un pays risque de devenir sont ennemie, contre un Daniel Pipes expert en désinformation, un Richard Perle surnommé ‘prince des ténèbres’ artisan de la guerre contre l’Irak ou contre un David Frum et son ‘axe du mal’, un Douglas Feith, un John Hagee… pasteur etc. Et pourtant l’Amérique n’a jamais gagné de guerre du moins atteint ses objectifs dans une quelconque action dans le monde. Comme toutes les absolutismes à travers les siècles, le monde renferme suffisamment de valeurs pour les déchoir. Car les tyrannies tombent toujours.
Rédigé par: Setamir | le 20/07/2008 à 11:05
Institutions internationales ou attrape-nigauds ??
L’expérience nous montre que dès qu’il y a crise on érige une structure « internationale » sensée « prévenir » et « guérir » pour le bien de l’Humanité. Ce sont toujours les pays riches et puissants souvent ex-colonisateurs qui en sont les initiateurs. Ces structures sont appelées instances de l’ONU, ONG et autres Unions auxquelles ont dresse des ‘règles’, des ‘droits’ et ‘obligations’. Au fil du temps, des conjonctures internationales et des intérêts, ces structures (ou machins) on été perverties pour devenir des auxiliaires et faire-valoir des lobbying associatifs à buts humanitaire, culturel, médiatique etc. riches et puissants qui s’organisent en monopole politique capables d’imposer leur point de vu, leurs objectifs, leur idéologie par la force souvent. Pour ce faire, il ne lésine sur aucun moyen pour façonner la pensée en l’orientant, en l’influençant ou en la manipulant. Pour assurer leur pérennité et surtout leur crédibilité ils opèrent dans des pays à Histoire continue et en infiltrant les organisations dites ONG, moyens efficaces pour occuper et contrôler tous les espaces d’expression et d’action. La Cour pénale internationale n’échappe pas à leur influence. Sous couvert d’un droit international ratifié par les États pour se protéger des éventuelles agressions et injustices, surtout les pays pauvres dont les richesses sont convoitées, ces institutions ont été corrompues en instruments de chantage aux « Droits de l’homme » à la « Liberté d’expression et de conscience » etc. susceptible de « sanctions internationales » ou carrément l’inculpation et l’arrestation d’un chef d’Etat même en exercice. En somme « vous faites ce que je vous dicte sinon la trique ». On est donc dans le même esprit colonialiste prédateur mais drapé de prétextes « humains » et couvert par la « légalité ». Le « Droit d’ingérence humanitaire » est l’expression même de cet esprit qui n’est pas près de s’extirper des mauvaises consciences. Les pays visés par ce « nouvel ordre » doivent comprendre que ces « structures » que l’on cautionne par une « adhésion » sont des pièges mortels, sournois, des attrape-nigauds visant à perpétuer des intérêts, des privilèges, par des jeux pervers sur des principes humanistes dont ils sont loin d’en accepter l’instauration dans ces contrées « utiles ». Ces organisations ne les toucheront jamais car elles sont faites par eux et pour eux et rien d’autre.
Rédigé par: Setamir (II) | le 20/07/2008 à 23:08
Tu es ANR ou simple lecteur ?
Rédigé par: Il est bien ce Seatamir . | le 21/07/2008 à 09:24
Bonjour,
Simple lecteur d'Algérie.
Rédigé par: Setamir | le 22/07/2008 à 09:32