Il va falloir beaucoup d’argent pour reconstruire le Tchad or une toute petite partie de la manne pétrolière est utilisée au profit du pays.
Bien entendu aujourd’hui l’essentiel des revenus visibles est destiné par Deby à acheter des armes.
Mais même après le départ du dictateur le peuple tchadien continuera à être spolié si personne n’y prend garde.
En effet aujourd’hui Deby vend notre pétrole au cinquième du prix du marché.
Ce sont les prix contractuels qui lient notre pays aux acheteurs et qu’en principe, le nouveau gouvernement ne pourra pas remettre en cause, puisque la parole de l’Etat tchadien est engagée.
Bien entendu le tyran a accepté une telle clause parce, très officieusement, il touche des commissions occultes.
La différence entre le prix du marché et le prix du pétrole vendu va dans sa poche.
Une fois Deby chassé les acheteurs clameront que les contrats doivent être respectés et ils empocheront, cette fois ci à leur profit, l’énorme différence.
Comment remmettre en cause un contrat d’Etat ? Voilà une question fondamentale pour notre avenir.
La où l’histoire fait preuve d’ironie c’est que Sassou, dictateur ami et fervent soutien de Deby va peut être nous montrer une voie possible.
Lisez bien ce qui suit, c’est édifiant !
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Les Avocats de M. SASSOU nous montrent la voie
Cela nous avait peut-être échappé et toutes nos requêtes sur les moteurs de recherche ont été infructueuses. Nous n’avons trouvé aucune déclaration de cette victoire du Congo sur Gulf Resources Corporation devant la Chambre de Commerce Internationale de Paris le 11 janvier 2006.
Pourtant à cette époque nous étions en pleine période "créanciers vautours", payés depuis, qui assaillaient la République du Congo du Général Dénis SASSOU NGUESSO et il ne se passait pas de semaine sans que des décisions ou saisies contraignantes soient prises à son encontre.
Gulf Resources Corporation de M. SALAM était un des intermédiaires du fameux contrat OXY. Le contrat OXY c’étaient 150 millions de dollars avancés en 1993 à la République du Congo exsangue de Pascal LISSOUBA.
OXY avait été remboursé (plus de 200 millions de dollars par les pétroliers ELF et ENI) mais l’intermédiaire réclamait son dû, qui du fait de l’augmentation des cours du pétrole, s’élevait à 178 millions de dollars, soit plus que le prêt original dont le Congo avait bénéficié alors. En payant tous les créanciers vautours, "l’hommes des masses" dont la réputation de pingre n’est plus à faire, a donné son accord pour une transaction avec Gulf Resources aux alentours de 30 millions de dollars pour clore définitivement ce dossier.
Alors le pourquoi de cette discrétion nous pouvons le trouver dans la motivation de la décision, que nous avons dénichée sur le site internet de Cleary Gottlieb Stein & Hamilton, dont voici la traduction :
Cleary Gottlieb Gagne un Arbitrage pour la République du Congo la Libérant d’une Réclamation de 178 millions de dollars. Cleary Gottlieb représentait la République du Congo remportant un arbitrage de la Chambre Internationale de Commerce démarrée en 2003 par Gulf Resources Corporation, une compagnie panaméenne.
L’arbitrage est survenu sur un prétendu accord pour la vente de 5 millions de barils de brut par le Congo à Gulf. Conformément à cet accord, Gulf réclamait la livraison de 3,6 millions de barils, lesquels restaient à être livrés ou, au choix, la valeur du marché de ces 3,6 millions de barils au cours en vigueur (178 millions de dollars). La République du Congo affirmait que le prétendu accord était frauduleux du fait qu’il faisait partie d’un pacte de corruption impliquant un ancien Ministre du Pétrole du Congo.
Dans une décision rendue par la CCI le 11 janvier 2006, le Tribunal Arbitral, composé de Laurent LEVY, Fred FIELDING et Serge LAZAREFF a soutenu la défense du Congo qui affirmait que l’accord était nul et non avenu découlant d’une corruption, et débouta Gulf dans toutes ses demandes.
Le ministre du Pétrole de l’époque aurait été corrompu. Nous ne saurions affirmer que Cleary Gottlieb ait pu présenter des éléments probants de cette corruption. Ce qui nous intéresse ce n'est pas que tel ou tel ministre de LISSOUBA (ou de SASSOU) ait été corrompu ou pas. Ce dont nous devons absolument prendre conscience, c’est qu’un contrat qui a fait l’objet d’un acte de corruption devient, d’un point de vue juridique international, automatiquement nul !
Voilà la raison de l’étonnante discrétion de "l’homme des actions concrètes" qui, pour une fois qu’il en avait une à son crédit, a préféré la passer sous silence.
L’empire du clan familial, empreint totalement d’une incontournable corruption, de la concussion et de la prévarication, y voyait dans cette décision ni plus, ni moins que son talon d’Achille.
Cet empire, à l’image de l’aéroport d’Ollombo, ne serait construit que sur des sables mouvants, de la vase et de la boue. Tous ses biens, toutes ses possessions ne sauraient résister à la présomption d’avoir été obtenus de manière criminelle.
Le Congo, devenu demain un véritable Etat de droit démocratique dépècera les possessions du clan, ses participations où qu’elles se trouvent. Sans oublier des centaines de contrats pétroliers, forestiers, commerciaux bons à jeter à la poubelle !
Les professions de Juriste, d’Avocat, devraient connaître d’excellents débouchés au Congo ces prochaines années. Des milliards de dollars sont à récupérer, en Chine, au Brésil, au Maroc, en Suisse, au Liechtenstein, à Bahreïn. Partout où les prédateurs pourraient avoir dissimulé les biens d’un peuple saigné à blanc.
Nous avions oublié l’Espagne, où le "conducator" se serait offert un palais à Marbella et où il aime à se rendre pour passer des vacances pour y côtoyer une jet-set fortunée. Ce qui le change des gueux et des Congolais pouilleux qu’il se doit de fréquenter le reste de l’année.

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