Sommet de la Francophonie : qu'en pense l'Afrique ?
12ème SOMMET DE LA FRANCOPHONIE : LE REGARD CRITIQUE D'UN CITOYEN AFRICAIN .
L'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui a réunit les chefs d'états et de gouvernements du 17 au 19 octobre 2008 au Québec, n'est qu'un véritable soutien politique au projet prioritaire de la France, pour un sommet international sur la crise financière mondiale, et pour le reste, le sommet s'est contenté à prendre des engagements environnementaux et linguistiques. Après la clôture de ce XIIème sommet, le tour nous revient, simples citoyens du continent africain, à nous poser la question, quelles leçons pouvons-nous tirer de ce XIIème sommet de la francophonie ? Par Appolinaire Noël KOULAMA.
1) ENGAGEMENTS POLITIQUE ET ENVIRONNEMENTAL :
Le sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) [1] s’est déroulée dans une environnement international exceptionnel, notamment, la crise financière internationale a contribué à l’idée, de fonder ce sommet sur des problèmes concrets, auxquels, l’humanité est actuellement confrontée, ainsi, la partie réservée à la culture et à la langue française a été pour la première fois la plus mince.
Il ressort de ce XIIème sommet, un engagement de l’ensemble des Chefs d’états et de gouvernements réunis au Québec de soutenir un sommet international sur la crise financière, projet cher à Nicolas Sarkozy, qui s’est empressé d’aller convaincre son homologue américain, Georges Bush. Ce projet pour un sommet international sur la crise financière prévoit : un premier sommet qui impliquera d’abord le G8 et dans un second temps, on adjoindra au G8, le groupe G5 composé de Chine, Inde, Afrique du sud, Mexique et le Brésil, et, les institutions internationales comme : La banque mondiale (BM) et le fond monétaire Internationale (FMI).
En matière de l’environnement, la francophonie s’engage à une coopération, de sorte que chaque pays mette au point une politique nationale, en vue de réaliser l’objectif commun de la francophonie, à réduire de 50%, les émissions mondiales des gaz à effet de serre, d’ici 2050. En acceptant, cette formulation, l’ensemble des états membre de l’Organisation Internationale de la francophonie (OIF) s’engage à tous pris, de développer chacun des mesures qui permettront d’atteindre les objectifs mondiaux : réduire les émissions polluantes de moitié (50%) d’ici 2050, en conformité avec les recommandation du Groupe d’Expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GEIEC).
Les pays africains ont profité de ce sommet, pour présenter leurs doléances, à l’organisation, concernant la crise financière internationale, ils craignent, en effet, de subir une diminution de l’aide publique au développement et des incidences de la crise financière internationale sur leurs économies.
Par ailleurs, le premier ministre canadien, Monsieur Harper a annoncé une aide de plus de 100 millions de dollars aux pays en voie de développement particulièrement vulnérables, pour les permettre de mieux conduire les politiques contre les changements climatiques, une aide qui sera surtout destinées aux petits états en Afrique, dans les caraïbes et le pacifique.
Au delà de ce beau décor de discours sympathiques, se cachent d’autres réalités nauséabondes de la francophonie, le manque de volonté d’enrayer la dictature en Afrique, la maison de la francophonie appartient d’abord à la France, qui voit par la francophonie, l’occasion de défendre la langue française, contre l’américanisme technique, scientifique et culturel qui envahi le monde entier.
L’ancien Président français François Mitterrand, défendait la francophonie en ces thèses : « Il ne faut pas laisser le Coca-cola, Mickey et Hollywood nous envahir, pour éviter un monde culturel unipolaire dominé par les américains » le président Jacques Chirac, s’inscrivait sur le même registre, selon lui : « Il ne faut pas laisser aux américains, la domination culturelle du monde, afin de protéger les cultures des peuples et des tribus »
Même si Abdou Diouf est le secrétaire générale de la francophonie, la France demeure les fondements de cette maison « Francophone », or l’OIF, ne se contente pas seulement des questions culturelles, mais aussi des questions politiques. Cette organisation vient de regrouper, au Québec, tous les dictateurs africains [2] des états membres, qui ont, suffisamment, démontré leur preuves d’incapacité et d’incompétence d’appliquer les politiques judicieuses de développement.
Dans notre article intitulé « Décolonisation et Coopération : Lorsque l’Angleterre devance la France de plusieurs pas [3] » nous dénonçons l’attitude de la France et de sa francophonie, n’excluant pas les états membres qui ne respectent l’état de droit, mais cette année et pour la première fois, dans son histoire, la francophonie vient d’exclure, curieusement, un premier pays : La Mauritanie, pour des raisons de putsch contre les institutions établies. Faut-il pas voir dans cette attitude, pourtant louable, un positionnement à l’Union Africaine ? dès lors, ce conglomérat composé, en son sein du lobby des dictateurs africains, amis à la France, qui prohibent le renversement par la force des institutions établies dont, leurs présidences à vie.
Ainsi, dans cette même optique, on a, bien vu, la France de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner, être en accord avec les dictateurs francophones, de l’Union Africaine, en apportant un soutien militaire et international , après le raid des rebelles tchadiens, sous les prétextes de protéger des institutions établies par Idriss Deby, qui tient son pays d’une main de fer, contre l’état de droit et qui est accusé des violations inhumaines et dégradantes. Et c’est cette même France qui apporte son soutien au renversement, des dirigeants peu arrangeant de ses intérêts.
Cet acte d’exclusion de la Mauritanie de l’OIF, ne saurait être considérée comme la volonté de la France et la francophonie d’inciter à un état de droit dans les pays africains, dont les dictateurs sont en collision avec les intérêts (politique, économique et culturel) de la France, et, qui est désengagée à imposer la démocratie et les élections propres, au sein des pays africains membres de l’OIF et de la France-Afrique. Ce XIIème sommet de la francophonie a échappé, d’affirmer de façon concrète, qu’il est inacceptable que les dictateurs continuent, sans inquiétude, de bloquer les processus d’alternances démocratiques, par les intimidations, la force, la Fraude, les arrestation et les disparitions, au contraire, le souci principal affirmé par le Québec, c’est la mobilisation internationale, pour plus de pays membres dans l’OIF, peu importe, qu’ils soient des dictatures ou des démocraties.
2) ENGAGEMENTS CULTUREL ET LINGUISTIQUE :
La défense de la langue française dans le monde, est un sujet beaucoup cher, pour les québécois, le premier ministre québécois, Jean Charest l’a rappelé : « Il nous faut un appel à la mobilisation internationale » et soulignant « Qu’au Québec la défense de la langue française est un combat de tous les jours de génération en génération depuis 400 ans ».
A la différence avec les africains, les québécois sont des descendants de français qui avaient immigré dans cette partie de l’Amérique du nord, et le français a toujours été leur langue, mais, en 400 ans, elle a évolué différemment avec le français du vieux pays.
En effet, le Québec est un pays enclavé par des vastes territoires ayant l’anglais pour langue, et pour éviter toute disparition de la langue française, le Québec a pris des lois draconiennes et contraignantes : interdiction de mettre dans la langue française, des mots anglais, pour cela, les linguistes québécois, ne manquent pas d’imagination, ainsi pour éviter de parler de « e-mail », ils ont inventé « courriel », de même pour éviter de prononcer « Spams », ils ont inventé « Pourriels », tout comme les panneaux routiers écrits « Stop » ont été remplacés par l’écriteau « Arrêt ».
Cet exemple québécois peut servir d’exemple aux linguistes africains qui peuvent travailler ensemble pour un rapprochement linguistique du continent, en traduisant, des nouveaux mots communs pour toute l’Afrique. Lorsque l’on observe le vocabulaire technique et scientifique, le vocabulaire commercial, l’on s’aperçoit qu’il y a un panel important et varié des mots techniques a traduire pour s’en passer d’utiliser les mots anglais ou français.
Avec le développement continu de la science et de la technologie, qui a entraîner l’augmentation de la consommation et de l’utilisation des produits de plus innovants, l’homme s’est modernisé d’avantage, par conséquent, le vocabulaire technique et scientifique ont envahi le langage de l’homme moderne, même si nombreux ne s’en rendent pas compte, tous le jours, quelle que soit la langue, nous utilisons le vocabulaire technique et nous défendons inconsciemment l’anglais ou le français, en effet, il suffit de débattre sur l’environnement, sur le management, sur les découvertes, sur les produits etc.…. que nous utilisons des mots français et anglais, que les africains ont oublié d’inventer pour leurs langues.
En d’autres termes, on peut résumer que les langues africaines suivent très lentement, l’évolution de la planète.
Dans ces contextes, il est difficile de prétendre donner correctement, un enseignement assez typique aujourd’hui, dans les langues africaines, si, la grande majorité des mots qui manquent à nos langues, ne sont pas créées.
Le Rwanda par exemple est un pays totalement francophone, mais qui opte pour l’anglais, comme langue officielle d’état, « l’enseignement secondaire et universitaire seront, désormais, exclusivement en Anglais » avait déclaré Madame GAHAKWA, ministre de l’éducation nationale, commentant une décision du gouvernement du jeudi 09 octobre 2008, avant d’ajouter, « la volonté du Rwanda d’adhérer prochainement à l’organisation de Commonwealth ». D’ores et déjà, le prochain sommet de Commonwealth qui se tiendra en 2009 à Trinité-et-Tobago prendra une décision, sur l’intégration du Rwanda dans cette organisation internationale.
A l’ère de la mondialisation, où tous les domaines sont totalement influencés par la langue anglaise, il nous est difficile de contredire cette décision rwandaise [4], cependant le cas du Rwanda est révélateur de l’abondant de nos langues africaines au profit des langues étrangères. On prend des décisions favorables pour l’anglais et rien n’est fait pour la lange locale : « le Kinyarwanda » qui est aussi, une langue nationale comme le français et l’anglais désormais. A cette allure, nos langues africaines ne sont pas invitées à demeurer pauvres comme actuellement ?
Il nous semble convaincant, que le plurilinguisme est une chance pour les états et les peuples, par conséquent apprendre à maîtriser d’autres langues étrangères est un atout que l’on peut servir pour notre développement, mais, les intégrations aux organisations internationales linguistiques comme le Commonwealth et la francophonie, risquent d’aveugler nos gouvernants, qui ne penseront qu’à l’anglais et le français. Le piège de la francophonie et du Commonwealth, c’est l’asphyxie des langues africaines [5], si l’on n’y prend garde.
Au moment, où, nous pensons à la construction de l’Union Africaine, la représentation linguistique du continent serait un vecteur fort de l’identité africaine à proposer au reste du monde, comme complément de l’évolution et de la richesse de notre humanité.
3) CONCLUSION :
De Gaulle qui avait rêver de faire de la France la petite reine du monde, il l’avait dotée de la bombe nucléaire et des pays satellites (les territoires d’outre-mer et les pays africains), ce qui lui a valut la place au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Aujourd’hui, le monde a changé, et la France entend garder cette place de petite reine :
Bernard Kouchner, alors qu’il était militant socialiste, il soutient les américains pour la guerre en Irak, il est le défenseur d’une intervention militaire pour faire de l’intervention humanitaire. Il est pour que la France continue de conserver sa place de petite reine dans le monde et dans l’Europe.
Alain Johandet un autre adepte de la petite reine, son intervention auprès de Omar Bongo va être déterminante pour préserver le pré-carré français, dont Jean Marie Bokel payera de son poste de la coopération.
Nicolas Sarkozy après son bluff pour la rupture par rapport à la politique de Jacques Chirac, il continue fidèlement l’œuvre de Jacques Chirac, pour conserver la place de petite reine à la France, comme l’avait voulu De Gaulle.
L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) représente, avant tout, les intérêts culturels de la France et du Québec (des descendants français en Amérique du nord), pour laquelle la figuration des états africains semblent accompagner la France à conserver sa place de petite reine dans le monde et à contribuer à aider à protéger les cultures françaises et québécoises contres les envahisseurs anglo-saxons, le 12ème sommet qui vient de s’achever au Québec ne montre pas les signes de changement de cette donne.
Cependant, deux pays africains se sont acharnés, avec une concurrence agressive, pour abriter coûte que coûte le prochain sommet de l’OIF, c’est la RDC et le Madagascar, l’organisation a, finalement, tranché et servi les deux prétendants : le XIIIème sommet en 2010 se déroulera au Madagascar et le XIV ème sommet de 2012 en RDC.
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
12ème SOMMET DE LA FRANCOPHONIE : LE REGARD CRITIQUE D'UN CITOYEN AFRICAIN.
L'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui a réunit les chefs d'états et de gouvernements du 17 au 19 octobre 2008 au Québec, n'est qu'un véritable soutien politique au projet prioritaire de la France, pour un sommet international sur la crise financière mondiale, et pour le reste, le sommet s'est contenté à prendre des engagements environnementaux et linguistiques. Après la clôture de ce XIIème sommet, le tour nous revient, simples citoyens du continent africain, à nous poser la question, quelles leçons pouvons-nous tirer de ce XIIème sommet de la francophonie ? Par Appolinaire Noël KOULAMA.
1) ENGAGEMENTS POLITIQUE ET ENVIRONNEMENTAL :
Le sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) [1] s’est déroulée dans une environnement international exceptionnel, notamment, la crise financière internationale a contribué à l’idée, de fonder ce sommet sur des problèmes concrets, auxquels, l’humanité est actuellement confrontée, ainsi, la partie réservée à la culture et à la langue française a été pour la première fois la plus mince.
Il ressort de ce XIIème sommet, un engagement de l’ensemble des Chefs d’états et de gouvernements réunis au Québec de soutenir un sommet international sur la crise financière, projet cher à Nicolas Sarkozy, qui s’est empressé d’aller convaincre son homologue américain, Georges Bush. Ce projet pour un sommet international sur la crise financière prévoit : un premier sommet qui impliquera d’abord le G8 et dans un second temps, on adjoindra au G8, le groupe G5 composé de Chine, Inde, Afrique du sud, Mexique et le Brésil, et, les institutions internationales comme : La banque mondiale (BM) et le fond monétaire Internationale (FMI).
En matière de l’environnement, la francophonie s’engage à une coopération, de sorte que chaque pays mette au point une politique nationale, en vue de réaliser l’objectif commun de la francophonie, à réduire de 50%, les émissions mondiales des gaz à effet de serre, d’ici 2050. En acceptant, cette formulation, l’ensemble des états membre de l’Organisation Internationale de la francophonie (OIF) s’engage à tous pris, de développer chacun des mesures qui permettront d’atteindre les objectifs mondiaux : réduire les émissions polluantes de moitié (50%) d’ici 2050, en conformité avec les recommandation du Groupe d’Expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GEIEC).
Les pays africains ont profité de ce sommet, pour présenter leurs doléances, à l’organisation, concernant la crise financière internationale, ils craignent, en effet, de subir une diminution de l’aide publique au développement et des incidences de la crise financière internationale sur leurs économies.
Par ailleurs, le premier ministre canadien, Monsieur Harper a annoncé une aide de plus de 100 millions de dollars aux pays en voie de développement particulièrement vulnérables, pour les permettre de mieux conduire les politiques contre les changements climatiques, une aide qui sera surtout destinées aux petits états en Afrique, dans les caraïbes et le pacifique.
Au delà de ce beau décor de discours sympathiques, se cachent d’autres réalités nauséabondes de la francophonie, le manque de volonté d’enrayer la dictature en Afrique, la maison de la francophonie appartient d’abord à la France, qui voit par la francophonie, l’occasion de défendre la langue française, contre l’américanisme technique, scientifique et culturel qui envahi le monde entier.
L’ancien Président français François Mitterrand, défendait la francophonie en ces thèses : « Il ne faut pas laisser le Coca-cola, Mickey et Hollywood nous envahir, pour éviter un monde culturel unipolaire dominé par les américains » le président Jacques Chirac, s’inscrivait sur le même registre, selon lui : « Il ne faut pas laisser aux américains, la domination culturelle du monde, afin de protéger les cultures des peuples et des tribus »
Même si Abdou Diouf est le secrétaire générale de la francophonie, la France demeure les fondements de cette maison « Francophone », or l’OIF, ne se contente pas seulement des questions culturelles, mais aussi des questions politiques. Cette organisation vient de regrouper, au Québec, tous les dictateurs africains [2] des états membres, qui ont, suffisamment, démontré leur preuves d’incapacité et d’incompétence d’appliquer les politiques judicieuses de développement.
Dans notre article intitulé « Décolonisation et Coopération : Lorsque l’Angleterre devance la France de plusieurs pas [3] » nous dénonçons l’attitude de la France et de sa francophonie, n’excluant pas les états membres qui ne respectent l’état de droit, mais cette année et pour la première fois, dans son histoire, la francophonie vient d’exclure, curieusement, un premier pays : La Mauritanie, pour des raisons de putsch contre les institutions établies. Faut-il pas voir dans cette attitude, pourtant louable, un positionnement à l’Union Africaine ? dès lors, ce conglomérat composé, en son sein du lobby des dictateurs africains, amis à la France, qui prohibent le renversement par la force des institutions établies dont, leurs présidences à vie.
Ainsi, dans cette même optique, on a, bien vu, la France de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner, être en accord avec les dictateurs francophones, de l’Union Africaine, en apportant un soutien militaire et international , après le raid des rebelles tchadiens, sous les prétextes de protéger des institutions établies par Idriss Deby, qui tient son pays d’une main de fer, contre l’état de droit et qui est accusé des violations inhumaines et dégradantes. Et c’est cette même France qui apporte son soutien au renversement, des dirigeants peu arrangeant de ses intérêts.
Cet acte d’exclusion de la Mauritanie de l’OIF, ne saurait être considérée comme la volonté de la France et la francophonie d’inciter à un état de droit dans les pays africains, dont les dictateurs sont en collision avec les intérêts (politique, économique et culturel) de la France, et, qui est désengagée à imposer la démocratie et les élections propres, au sein des pays africains membres de l’OIF et de la France-Afrique. Ce XIIème sommet de la francophonie a échappé, d’affirmer de façon concrète, qu’il est inacceptable que les dictateurs continuent, sans inquiétude, de bloquer les processus d’alternances démocratiques, par les intimidations, la force, la Fraude, les arrestation et les disparitions, au contraire, le souci principal affirmé par le Québec, c’est la mobilisation internationale, pour plus de pays membres dans l’OIF, peu importe, qu’ils soient des dictatures ou des démocraties.
2) ENGAGEMENTS CULTUREL ET LINGUISTIQUE :
La défense de la langue française dans le monde, est un sujet beaucoup cher, pour les québécois, le premier ministre québécois, Jean Charest l’a rappelé : « Il nous faut un appel à la mobilisation internationale » et soulignant « Qu’au Québec la défense de la langue française est un combat de tous les jours de génération en génération depuis 400 ans ».
A la différence avec les africains, les québécois sont des descendants de français qui avaient immigré dans cette partie de l’Amérique du nord, et le français a toujours été leur langue, mais, en 400 ans, elle a évolué différemment avec le français du vieux pays.
En effet, le Québec est un pays enclavé par des vastes territoires ayant l’anglais pour langue, et pour éviter toute disparition de la langue française, le Québec a pris des lois draconiennes et contraignantes : interdiction de mettre dans la langue française, des mots anglais, pour cela, les linguistes québécois, ne manquent pas d’imagination, ainsi pour éviter de parler de « e-mail », ils ont inventé « courriel », de même pour éviter de prononcer « Spams », ils ont inventé « Pourriels », tout comme les panneaux routiers écrits « Stop » ont été remplacés par l’écriteau « Arrêt ».
Cet exemple québécois peut servir d’exemple aux linguistes africains qui peuvent travailler ensemble pour un rapprochement linguistique du continent, en traduisant, des nouveaux mots communs pour toute l’Afrique. Lorsque l’on observe le vocabulaire technique et scientifique, le vocabulaire commercial, l’on s’aperçoit qu’il y a un panel important et varié des mots techniques a traduire pour s’en passer d’utiliser les mots anglais ou français.
Avec le développement continu de la science et de la technologie, qui a entraîner l’augmentation de la consommation et de l’utilisation des produits de plus innovants, l’homme s’est modernisé d’avantage, par conséquent, le vocabulaire technique et scientifique ont envahi le langage de l’homme moderne, même si nombreux ne s’en rendent pas compte, tous le jours, quelle que soit la langue, nous utilisons le vocabulaire technique et nous défendons inconsciemment l’anglais ou le français, en effet, il suffit de débattre sur l’environnement, sur le management, sur les découvertes, sur les produits etc.…. que nous utilisons des mots français et anglais, que les africains ont oublié d’inventer pour leurs langues.
En d’autres termes, on peut résumer que les langues africaines suivent très lentement, l’évolution de la planète.
Dans ces contextes, il est difficile de prétendre donner correctement, un enseignement assez typique aujourd’hui, dans les langues africaines, si, la grande majorité des mots qui manquent à nos langues, ne sont pas créées.
Le Rwanda par exemple est un pays totalement francophone, mais qui opte pour l’anglais, comme langue officielle d’état, « l’enseignement secondaire et universitaire seront, désormais, exclusivement en Anglais » avait déclaré Madame GAHAKWA, ministre de l’éducation nationale, commentant une décision du gouvernement du jeudi 09 octobre 2008, avant d’ajouter, « la volonté du Rwanda d’adhérer prochainement à l’organisation de Commonwealth ». D’ores et déjà, le prochain sommet de Commonwealth qui se tiendra en 2009 à Trinité-et-Tobago prendra une décision, sur l’intégration du Rwanda dans cette organisation internationale.
A l’ère de la mondialisation, où tous les domaines sont totalement influencés par la langue anglaise, il nous est difficile de contredire cette décision rwandaise [4], cependant le cas du Rwanda est révélateur de l’abondant de nos langues africaines au profit des langues étrangères. On prend des décisions favorables pour l’anglais et rien n’est fait pour la lange locale : « le Kinyarwanda » qui est aussi, une langue nationale comme le français et l’anglais désormais. A cette allure, nos langues africaines ne sont pas invitées à demeurer pauvres comme actuellement ?
Il nous semble convaincant, que le plurilinguisme est une chance pour les états et les peuples, par conséquent apprendre à maîtriser d’autres langues étrangères est un atout que l’on peut servir pour notre développement, mais, les intégrations aux organisations internationales linguistiques comme le Commonwealth et la francophonie, risquent d’aveugler nos gouvernants, qui ne penseront qu’à l’anglais et le français. Le piège de la francophonie et du Commonwealth, c’est l’asphyxie des langues africaines [5], si l’on n’y prend garde.
Au moment, où, nous pensons à la construction de l’Union Africaine, la représentation linguistique du continent serait un vecteur fort de l’identité africaine à proposer au reste du monde, comme complément de l’évolution et de la richesse de notre humanité.
3) CONCLUSION :
De Gaulle qui avait rêver de faire de la France la petite reine du monde, il l’avait dotée de la bombe nucléaire et des pays satellites (les territoires d’outre-mer et les pays africains), ce qui lui a valut la place au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Aujourd’hui, le monde a changé, et la France entend garder cette place de petite reine :
Bernard Kouchner, alors qu’il était militant socialiste, il soutient les américains pour la guerre en Irak, il est le défenseur d’une intervention militaire pour faire de l’intervention humanitaire. Il est pour que la France continue de conserver sa place de petite reine dans le monde et dans l’Europe.
Alain Johandet un autre adepte de la petite reine, son intervention auprès de Omar Bongo va être déterminante pour préserver le pré-carré français, dont Jean Marie Bokel payera de son poste de la coopération.
Nicolas Sarkozy après son bluff pour la rupture par rapport à la politique de Jacques Chirac, il continue fidèlement l’œuvre de Jacques Chirac, pour conserver la place de petite reine à la France, comme l’avait voulu De Gaulle.
L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) représente, avant tout, les intérêts culturels de la France et du Québec (des descendants français en Amérique du nord), pour laquelle la figuration des états africains semblent accompagner la France à conserver sa place de petite reine dans le monde et à contribuer à aider à protéger les cultures françaises et québécoises contres les envahisseurs anglo-saxons, le 12ème sommet qui vient de s’achever au Québec ne montre pas les signes de changement de cette donne.
Cependant, deux pays africains se sont acharnés, avec une concurrence agressive, pour abriter coûte que coûte le prochain sommet de l’OIF, c’est la RDC et le Madagascar, l’organisation a, finalement, tranché et servi les deux prétendants : le XIIIème sommet en 2010 se déroulera au Madagascar et le XIV ème sommet de 2012 en RDC.
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA

Noir Noir Noir !!!
Après le lundi noir, l’octobre noir, c’est un avenir extrêmement noir qui se dessine devant nos yeux. Et oui rien n’arrête l’effondrement des places financières de la planète. Cet effondrement contamine une économie réelle déjà à l’agonie gravement amochée par la dérégulation et le pillage du système libérale des 40 dernières années.
"Il est essentiel qu'il y ait des décisions concrètes. Je crains que les Etats-Unis veuillent en rester à des principes et des généralités" C’est les paroles prononcées par Nicolas Sarkozy à la sortie du Forum Asie Europe. Cette déclaration démontre encore une fois la bataille qui règne autour de la conférence internationale du 15 novembre 2008 à Washington.
Les citoyens du monde doivent monter sur la scène de l’histoire afin d’exiger que nos leaders politiques prennent au sérieux notre avenir. Citoyens, ne dormez pas au sein de la révolution. Les décisions qui seront prise d’ici à la fin de l’année vont déterminer notre vie et celle de nos enfants.
Prenez part à la bataille pour une solution viable, pour notre avenir ! C’est la bataille autour du Vrai Nouveau Bretton Woods pour stopper la tyrannie de la finance !
David C.
david.cabas.over-blog.fr
Rédigé par: David C. | 26/10/2008 at 02:16
Il doit ecrire un article pour ANR au lieu de faire petits commentaires.
Rédigé par: Cadas il est docteur economiste ? | 26/10/2008 at 09:22