LES SOLUTIONS
LES CONDITIONS DU DEVELOPPEMENT
La santé
La santé est un facteur clé pour la croissance. Elle n’est pas seulement la conséquence du sous-développement. Elle en est également une des conditions de sortie. Non seulement elle améliore à court terme la productivité des travailleurs mais encore elle favorise l’accès à l’éducation (une mauvaise santé du chef de famille détourne les enfants du système éducatif). Le maintien, voire le développement, de maladies telles que le sida, la malaria, la fièvre jaune, la tuberculose représente une trappe au sous-développement. Or l’Afrique subsaharienne est la région du monde où l’espérance de vie à la naissance est la plus basse, la prévalence du sida la plus élevée et les dépenses publiques de santé en % du PIB une des plus faibles (battue par l’Asie du Sud). La plupart des pays africains ont dû réduire leurs dépenses de santé pour se conformer aux impératifs du FMI et rembourser les dettes. En Afrique subsaharienne le service de la dette représente 4 fois le budget cumulé de la santé et de l’éducation. Souvent l’accès à la santé est réservé aux plus riches (15). L’amélioration de la santé de l’Afrique passe par l’annulation de la dette, une augmentation des dépenses publiques pour la santé et la prévention, un accès bon marché aux médicaments et une importante aide internationale.
L’eau
La mauvaise qualité de l’eau est un facteur de détérioration de la santé. Dans le tiers-monde entre 2 et 8 millions de personnes meurent chaque année d’une eau de mauvaise qualité (autant que du sida). Au Niger, Burkina Faso, Mali, Tchad, Guinée, Centrafrique, Ethiopie, Mozambique, Angola, Togo, Congo la moitié, ou plus, de la population n’a pas accès à un point d’eau aménagé. L’Objectif du Millénaire en eau était de diminuer d’ici 2015 la moitié de cette population. Cet objectif est déjà aujourd’hui est hors de portée. Pourtant il ne coûterait que 10 milliards de dollars par an soit 5 jours de dépenses militaires mondiales ou encore la moitié des dépenses annuelles en eau minérale des pays riches.
L’éducation
Le bas niveau d’éducation est un obstacle au développement et maintient la pauvreté. Le taux d’alphabétisation des adultes d’Afrique subsaharienne est de 61% seulement, seule l’Asie du Sud fait un peu moins bien (59%) (16). 46 millions d’enfants africains (17) ne sont pas scolarisés. L’Afrique est le continent qui bat les records du taux d’enfants non scolarisés. En Afrique subsaharienne, 55 à 72% des enfants ne le sont pas. Au Niger seuls 6% des enfants pauvres achèvent leur cursus primaire contre 55% pour les mieux nantis. En Ouganda le taux de scolarisation primaire a considérablement augmenté mais il y a 94 élèves par classe et un manuel pour trois. Une enquête au Mali a signalé des classes de 190 élèves avec trois manuels. En Afrique les dépenses consacrées au supérieur (en % du PIB) sont plusieurs fois plus importantes que dans le reste du monde. Il s’agit d’assurer la reproduction des élites. Très souvent inutilement pour le pays d’ailleurs puisque ces diplômés vont massivement s’expatrier vers les pays développés qui leur offrent des meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires (18). Au Congo et en Côte d’Ivoire 25% des dépenses d’éducation vont ainsi au supérieur, au Cameroun 30% en Guinée équatoriale et au Rwanda 35%. A titre de comparaison la France ne consacre que 18% de ses dépenses d’éducation au supérieur et la Corée du Sud 8%. Notons qu’une contribution de 1% sur les 200 fortunes les plus élevées de la planète ou 1% sur les dépenses d’armement permettrait de scolariser tous les enfants du tiers-monde au niveau primaire. Le développement fulgurant de l’Asie depuis trente ans est beaucoup dû aux efforts que ce continent a consentis à la scolarisation primaire.
Les infrastructures
Les infrastructures matérielles.
Une des causes du sous-développement tient au manque d’infrastructures matérielles. Au Zambie l’accès difficile dans les régions reculées ne permet pas d’éradiquer la pauvreté et la famine. Le sud du Tchad pourrait produire suffisamment d’aliments pour nourrir toute la population du pays sous condition de pouvoir acheminer les produits. Alors qu’en 2006 quatre millions de personnes au Kenya étaient touchées par la famine la récolte de maïs a été exceptionnelle dans l’ouest du pays. Le rapport 2005-2006 de l’OCDE sur l’Afrique souligne que c’est moins la corruption (et la spéculation locale sur les produits agricoles) qui est responsable des disettes que l’état des transports et des infrastructures. Plusieurs pays en sont restés aux seules infrastructures routières et ferroviaires héritées de la colonisation française ou anglaise.
L’électricité.
Au plan mondial deux milliards de personnes n’ont toujours pas l’électricité. L’absence d’électricité dans les villages d’Afrique subsaharienne représente un handicap sérieux pour leur développement. L’autosuffisance alimentaire dans le Sahel ne pourra être atteinte sans électricité. Elle est nécessaire à l’irrigation et à l’allégement de certains travaux (utilisation de moulins pour moudre, par exemple). Mais elle est également indispensable sur le plan de la communication (téléphone) et de la santé (réfrigérateur pour conserver certains vaccins et médicaments). Le développement d’énergie solaire ou photovoltaïque ne dépend que du financement.
Les infrastructures communicationnelles. Elles sont tout aussi importantes que les infrastructures matérielles. « Le Sahel peut se nourrir lui-même », affirme chiffres à l’appui le directeur de l’ONG Afrique vert, « Le problème est qu’on peut avoir une région excédentaire alors qu’à 100 km de là on crie famine. Pour compenser ce déséquilibre il faut organiser les circuits de transport et de communication et mettre en présence l’offre et la demande locale ». Les multinationales occidentales (dont principalement France Télécom dans les pays francophones) disposent de monopoles pour la transmission de données et imposent des tarifs plus élevés que ceux dans les pays riches incompatibles avec le pouvoir d’achat des Africains (Sénégal, Madagascar, etc.). Il en résulte entre autres que moins d’un Africain sur cent a un accès à Internet.
LES MODES ACTUELS DE FINANCEMENT
Le développement de l’Afrique, tout au moins dans sa phase de décollage, ne peut être autofinancé. Les pays sont beaucoup trop pauvres pour dégager les sommes nécessaires que ce soit par le biais de la fiscalité ou par celui des investissements privés autochtones.
Les investissements directs de l’étranger (IDE).
La Banque mondiale promeut la libéralisation financière et les investissements privés étrangers. Mais les études prouvent que ceux-ci n’ont pas d’impact sur la croissance des pays les plus pauvres car ils concernent l’exploitation rentière de matières premières et n’ont pas d’effet d’entraînement. Sur ce plan l’entrée de la Chine comme investisseur en Afrique ne change la situation qu’à la marge mais augmente cependant le pouvoir de négociation des gouvernements. Non seulement les investissements étrangers n’ont pas d’effet d’entraînement sur l’économie des pays mais encore ils n’équilibrent pas les entrées de capitaux nécessaires au service de la dette. En 2003, pour l’Afrique subsaharienne, les entrées nettes d’investissements étrangers représentaient, selon le PNUD, 2,2% du PIB alors que le service de la dette se montait à 2,9% (en 1990 ces deux chiffres étaient respectivement de 0,4 et 3,8 !). Il est clair que les investissements lourds (route, rail, etc.) ne peuvent être financés par le privé sauf s’ils servent précisément au transport des matières premières (19). Mais maintenant les multinationales d’eau et d’électricité (et notamment les françaises) abandonnent aussi ces marchés qui étaient lucratifs mais de plus en plus contestés par les populations dès lors que les tarifs imposés étaient incompatibles avec les capacités de payer. Ce qui explique que les capitaux étrangers s’investissant mondialement dans les pays du Sud ont chuté de 127 milliards de dollars en 1997 à 41 en 2003. Le très libéral Wolfowitz que les Etats-Unis viennent d’imposer à la présidence de la Banque mondiale a reconnu que « vouloir faire du secteur privé le pilier du développement des infrastructures dans les pays pauvres s’est avéré inapplicable dans les faits ». Il faut également noter que les rapatriements à l’étranger des bénéfices arrivent parfois à dépasser le montant des investissements reçus.
L’aide publique au développement
Quelle efficacité ? Depuis 50 ans 2.300 milliards de dollars ont été dépensés pour sortir, au plan mondial, les pays pauvres du sous-développement. Les pays qui ont reçu le plus d’aide n’ont cependant pas atteint les objectifs fixés : croissance économique et réduction de la pauvreté. De même il est déjà clair que les Objectifs du Millénaire fixés en 2000 pour 2015 ne seront pas atteints. La raison tient moins dans l’insuffisance des sommes engagées que dans leur utilisation. Seuls 41% des sommes de l’aide sont versés aux pays destinataires. Les études préalables aux aides (celles-ci sont ciblées) en absorbent 38% (le plus souvent d’ailleurs au profit « d’experts » occidentaux). 7% vont à la gestion des programmes des donateurs (20) et 11% à l’allégement des dettes. Enfin 3% représentent le soutien aux réfugiés vivant dans les pays donateurs. Une grande part de l’aide est humanitaire dont 60% dans des opérations d’urgence (famines, déplacement de population, etc.). Une fois déduites les sommes destinées à l’humanitaire et aux annulations de dette il ne reste plus grand-chose pour accroître les ressources des pays.
Le Sud finance le Nord Les nouveaux prêts que reçoit le tiers-monde ne contrebalancent pas les remboursements qu’il effectue. En 1999 le tiers-monde a transféré aux créanciers 100 milliards de dollars de plus qu’il n’a reçu de nouveaux prêts. Selon Kofi Annan depuis 1997 les pays en développement versent chaque année plus d’argent qu’ils n’en reçoivent. En 2002 il s’est agi de 200 milliards de dollars. En 2003 selon la Banque mondiale les pays les plus pauvres ont remboursé 39 milliards de dollars alors qu’ils n’ont reçu que 27 milliards d’aide au développement. Le transfert net des pays à faible revenu, incluant ceux d’Afrique subsaharienne, vers les pays développés a représenté ainsi 8 milliards de $ en 2004. Quant au groupe des pays très endettés cet excédent a atteint 30 milliards. Une des raisons de cette inversion de flux est la conséquence de l’ajustement structurel. Les « fondamentaux » imposés par le FMI et la Banque mondiale incluent la reconstitution des réserves des banques centrales des pays. L’Afrique subsaharienne a ainsi accru ses réserves de 4 milliards en 2003 et 19 en 2004. Elles sont placées en Bons du trésor américain (21). Traduction : la sueur des pauvres finance les déficits américains.
L’agriculture vivrière sacrifiée. Il y avait d’excellentes raisons pour sacrifier l’agriculture vivrière, et donc les petits paysans, en Afrique. Pour le FMI et la Banque mondiale l’agriculture devait se plier à la mondialisation et aux « avantages comparatifs ». Les céréales importées coûtaient moins cher que celles produites localement par la petite paysannerie. Inversement de grandes exploitations agricoles intensives et mécanisées devaient produire des produits d’exportation à bas prix. On en connaît les résultats : une importante population rurale sous le seuil de pauvreté et sous-alimentée. Pour les pays développés c’était tout bénéfice : ils exportaient leurs excédents agricoles et soutenaient ainsi leurs agriculteurs en réduisant à la misère ceux de l’Afrique. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que la part de l’aide publique au développement destinée à l’agriculture n’ait cessé de baisser. L’agriculture n’absorbait plus, au plan mondial, que 2% de l’aide multilatérale en 2002 contre 30% en 1980. Entre 1990 et 1999 l’aide publique au développement de l’agriculture avait reculé de 49% en valeur réelle.
QUEL FINANCEMENT SOUHAITABLE ?
Que faut-il financer ?
L’urgence est de sortir la population de la misère et de la sous-alimentation. Les trois quarts de celle-ci se trouvent à la campagne. C’est donc là que doit porter l’effort, d’autant plus que cela engendre un développement endogène qui a déjà fait ses preuves. Ainsi lorsque le Mali, dans les années 80 a garanti aux petits producteurs le prix du coton les campagnes ont été vitalisées et les jeunes ont cessé de les quitter. La culture du coton s’est accompagnée d’une augmentation des cultures vivrières. Le sud du Mali (la région cotonnière) qui était importateur de céréales est devenu autosuffisant, voire exportateur dans les zones limitrophes. L’artisanat s’est développé pour satisfaire les besoins des paysans. Les associations villageoises, élues démocratiquement avec compte-rendu annuel en fin de campagne, géraient la collecte du coton, les crédits de campagne et ont créé des dispensaires, des écoles, voire creusé des puits.
D’où le processus vertueux suivant :
• Production vivrière par les paysans ayant à nouveau les moyens de cultiver leurs terres (22). Cette phase nécessite un financement extérieur pour acquérir les semences, recevoir des aides techniques, obtenir les fonds nécessaires dans l’attente de la vente de la récolte, et éventuellement la lutte contre la désertification.
• Parallèlement à l’agriculture et pour répondre aux besoins grandissants se développe un artisanat et, dans les agglomérations, une petite industrie.
• L’autosuffisance alimentaire devant s’étendre au pays nécessite des infrastructures, matérielles pour acheminer les denrées dans les villes et des infrastructures communicationnelles (téléphone, Internet, etc.) pour faire correspondre l’offre et la demande.
Il y a donc lieu de distinguer deux types de financement : celui concernant la production agricole proprement dite et celui qui concerne les infrastructures matérielles, communicationnelles et immatérielles (santé, éducation).
Financement de la production agricole
Il est remarquable de constater combien sont minimes les sommes nécessaires pour revitaliser les campagnes. 100 kg de semences de mil ou de sorgho coûtent 30 € et permet de nourrir une famille de 6 personnes. Avec 2.290 € on achète un moulin à mil pour 1000 habitants. Un puits pour 500 habitants coûte 3.800 €, une pompe à pied pour irriguer 2500 m2 500 €, Une motopompe pour irriguer 2,5 ha 10.000 €. Pour reboiser un hectare en eucalyptus il faut 180 €. Toutes les ONG ont à leur actif des réalisations de revitalisation du Sahel, de recul de la désertification, de cessation d’émigration des jeunes. Mais le budget des ONG ne représente que 2% du total de l’aide au Sahel. Ce n’est donc pas l’aide au Sahel qui est insuffisante mais l’utilisation des fonds qui est inadéquate.
Dès lors qu’est amorcée la production vivrière sur fonds extérieurs le développement ultérieur doit être pris en charge par les paysans eux-mêmes. Ce qui n’est possible que par les microcrédits dont l’utilité et la validité économiques ne sont plus à prouver sous deux conditions. L’une est qu’ils servent à accroître la production (et non à subvenir aux besoins élémentaires quotidiens), l’autre est que le poids des intérêts ne soit pas incompatible avec les possibilités de remboursement. En d’autres termes il n’est pas pensable que les travailleurs qui se situent en dessous du seuil de pauvreté doivent encore enrichir les détenteurs de capitaux. La Banque mondiale reconnaît l’efficacité des microcrédits dans le processus de sortie de la pauvreté. Pourquoi ne choisit-elle pas ce mode de financement en fournissant les capitaux de base et en prenant à sa charge les taux d’intérêt ?
Financement des infrastructures
Les infrastructures à financer dans les pays pauvres sont nombreuses. Il s’agit des routes, du rail, de l’électricité, de l’eau, de la santé et de l’éducation, etc. (23). Prêter l’argent aux gouvernements pour les construire signifie replonger les pays dans la dette car la rentabilité des infrastructures est indirecte. Ce sont donc les dons de la communauté internationale qui doivent assurer ces financements tant que les pays ne seront pas assez riches pour les financer à travers la fiscalité.
Les formes du financement
La corruption. Paul Wolfowitz, le président imposé par les Américains à la Banque mondiale, faisait de la lutte anticorruption une condition sine qua non de l’aide. Ce critère est discutable. D’une part parce qu’il y a des pays corrompus et misérables mais aussi d’autres tout autant corrompus et qui se développent. D’autre part parce que la corruption est tout autant due aux corrupteurs qu’aux corrompus. Les pays développés que ce soit au niveau de leurs gouvernements ou de leurs multinationales (ou des deux ensemble) ont une lourde responsabilité dans la corruption des dirigeants africains. Il faut aussi remarquer que la lutte contre la corruption est liée au développement de la démocratie mais que cette dernière est aussi fonction du développement et de la sortie de la misère. On a là un cercle vicieux. Enfin faut-il pénaliser des populations parce que leurs gouvernants sont corrompus ?
Le développement des campagnes Quel canal doit emprunter le financement des campagnes ? L’impulsion doit-elle venir du gouvernement ou d’ONG ? Les ONG occidentales ont souvent des manifestations d’arrogance ou tout simplement maintiennent les associations locales dans des situations de dépendance ou de patronage et ne font pas l’effort de convaincre les populations. Alors lorsqu’elles cessent leurs interventions la poursuite du projet n’a pas lieu. Elles peuvent aussi, compte tenu de leur origine, être rejetées par les populations. Le rôle des ONG locales ou du gouvernement serait alors préférable et peut-être la solution n’est-elle pas unique.
Financement des infrastructures Bien entendu le financement des infrastructures passe obligatoirement par le gouvernement. La question est donc de savoir si l’aide doit être ciblée avec contrôle à l’appui ou si le gouvernement en dispose librement dans le cadre de son budget. Il est certain que l’aide remise à la discrétion de gouvernements corrompus risque d’être détournée. Mais on a vu le coût et la lourdeur du « suivi » des fonds. L’idéal serait une collaboration légère entre les bailleurs de fonds réunis en une seule entité pour ne pas multiplier les interlocuteurs et le gouvernement dans l’utilisation des fonds. Ce système déjà en vigueur au Mozambique sous l’impulsion des pays nordiques permet au gouvernement d’acquérir ses propres mécanismes de gestion.
La source du financement
Ainsi qu’il a été vu le financement, que ce soit pour les infrastructures matérielles ou immatérielles ou pour la mise à disposition de microcrédits à taux zéro doit être effectué sous forme de dons et non sous forme de prêts. De même que les régions en retard de l’Union européenne reçoivent des subventions pour leur permettre de le résorber, la dotation d’argent des pays riches dans l’objectif de sortir les pays pauvres de la misère est une exigence économique et éthique, sans parler de l’instabilité causée par l’existence d’une population famélique aux portes des pays riches. Ce financement doit-il être assuré par le budget des Etats développés ou par l’instauration de taxes mondiales ? Il n’y a pas lieu d’être opposé aux taxes mondiales (24). Il n’y a pas de limite à l’imagination de taxes mondiales. L’idéal étant de faire d’une pierre deux coups. Ce qui est le cas d’ailleurs de la taxe Tobin, mais aussi d’une taxe sur les émissions de CO2, sur les armes de guerre, sur les 100 premières entreprises mondiales, etc. Lorsque les pays développés veulent instaurer des taxes douanières pour protéger leurs industries ou services ou dans une optique anti-dumping, le produit de ces taxes pourrait être utilisé pour le financement des infrastructurelles matérielles ou immatérielles soit des pays pauvres ainsi pénalisés, soit de pays pauvres par l’intermédiaire d’un fonds dédié. Une autre source serait la création monétaire (25) par une banque centrale mondiale ou par le FMI. La création monétaire est un outil de gestion de l’économie parmi d’autres. Elle serait parfaitement adaptée aux besoins des pays les plus pauvres car dépourvue alors d’effets pervers (inflation, perte de valeur de la monnaie).
Auteur : Claude LAVALLE
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Elle ne se remet pas que Sileck l'ai larguée et ne sais que le critiquer, quelle connasse.
Rédigé par : Je pense que c'est plutot la folle.... | 04/12/2008 à 15:01
tant que l'Afrique s'évertuera à investir dans l'agriculture que ce soit de cultures vivrières ou même les cultures d'exploitation, elle restera toujours dans le sous-devellopement. Ce qu'il faut à l'Afrique c'est d"e diversifier ses investissements et surtout de se lancer dans la transformation de ces matières premières. c'est l'unique voix qui sauvera de la main tendue vers les pays occidentaux
Rédigé par : Klignon Serge | 26/12/2008 à 12:18
slt, ces informations sont très importantes et certainnement pour les etudiants
Rédigé par : chaima | 21/01/2009 à 19:53
bonjour!!!
Merci pour ces informations très enrichissantes pour nous étudiants...ce n'est pas en investissant dans l'agriculture vivrière qu'elle sortira du sous developpement.Certes la faim constitue l'un des critères du sous developpement mais il n'en demeure pas le seul problème encore moins le problème fondamental.
Rédigé par : johanne | 27/01/2009 à 11:28
je pense que investir dans des cultures vivrières n'est qu'une constante du sous développement il ne faut pas omettre également la redéfinition des termes de l'échange. qui à mon sens pourrait améliorer le devenir de l'afrique
Rédigé par : abdou | 08/06/2009 à 18:09
I faut pas se limiter à cet article. Ce blog est une vraie mine de renseignments, c'est qui ANR ? Ils sont forts !
Rédigé par : Il faut lire les autres articles sur le développement ! | 08/06/2009 à 18:24
je voudrais tout simplement faire passer un message.le sous développement en afrique est avant tout un problème historique notamment le colonialisme.pour un développement en afrique il faut exploiter les matières premières et surtout travailler l'agriculture avec une diversification des produits.par ailleurs je ne dirai pas qu'il faudrait arrété l'aide publique que nous offre l'occident mais il faut la réduire.l'afrique doit aussi maintenir la majeure partie de ses échanges au sein de l'afrique.pourquoi chercher ailleurs alors que nos voisins africains disposent de ce que l'on veut?
Rédigé par : ziza | 09/10/2009 à 13:56
je voudré juste vs demandez c'est à dire à ANR ,d'élargir ces infos pour k tout un chak1 puisse y acceder car pour moi ces sont tres inportantes.
Rédigé par : sileye ka | 16/11/2009 à 23:37
Vraiment le bon blog celui la
Rédigé par : sileye Ya a raison. Je lis toujours ANR ! | 17/11/2009 à 12:25
j'ai beaucoup apprécié vos informations car je suis en train d'écrire un livre sur tout ce qui mine l'Afrique. cependant malgré le fait que le sous développement de l'Afrique a pour source historique le colonialisme, je pense qu'il est aussi important d'évoquer le complexe d'infériorité que nous avions continuer de cultiver en nous et la paresse anonyme qui nous anime et nous empêche de décoller. sommes toutes, ne dictons pas à l'état ce qu'il doit faire mais que chacun soit effectivement conscient du sous développement et se demande ce qu'il doit faire de son coté pour que ses doigts bouchent certains trous de la jarre percée.
Rédigé par : byll catarya harmonie | 04/12/2009 à 12:09
Merci pour ce commentaire qui très important mais je touve que trop brèf.
Rédigé par : ZOUNDI Salfo | 18/12/2009 à 15:57
c'est tres enrichissant ce document je felicite son auteur et qu'il continue dans cette lancee aussi je crois que si chacun de nous pretait attention a ces genres de documents ,l'afrique se reveillera de son long sommeil qui je ne sais quand prendra -t-il fin.
Rédigé par : sako yacouba | 15/01/2010 à 16:28
Ce blog et ce mouvement ANR, c vraiment interessant
Rédigé par : Africains, lisez ANR . | 15/01/2010 à 18:58
Les explications sont excellentes mais j'aimerai y ajouter quelque chose. Les indicateurs de developpements nous sont imposés et ces derniers ne reflétent pas les realités Africaines. Je pense que nous devons trouver des indicateurs qui nous sont propres. Il ya une grande différence entre l'Afrique et l'Europe, ce qui est valable en Europe peut ne pas être valable en Afrique donc je trouve injuste qu'un indicateur de développement soit vable pour tous.
Rédigé par : Ibrahima Seye étudiant en DEA D'Economie au Sénégal | 19/01/2010 à 02:03
ce document est tres riche en enseignement cependant il comporte des limites et des insuffisances mais on peut ne pas féliciter l'auteur pour l'effort qu'il a pu fuornir
Rédigé par : mami | 13/02/2010 à 14:08
Le sous-développement en Afrique tient sa force des mentalités rétrogrades des Africains eux-mêmes. L'Afrique est un continent très riche et elle peut se développer au même titre que certains pays occidentaux. Certes, elle est victime de beaucoup d'aléas liés à son passé obscur (esclavage, colonialisme, guerres, etc.), elle se doit néanmoins de dépasser cette triste réalité en mettant beaucoup plus l'accent sur le développement du secteur secondaire afin de mieux exploiter ses matières premières.
Rédigé par : Christophe Barka | 22/04/2010 à 13:03
JEPENSE COMME VOUS L AVEZ DIT L AFRIQUE A LES POTENTIALITES DE DEVELOPPEMENT MAIS CE QUI RESTES A MON AVIS ET C ESTR CE QUI SEMBLE ETRE LE SEUL PROBLEME DE L AFRIQUE VERS LE DEVELOPPEMENT. C EST LE MANQUE DE VOLONTE POLITIQUE DES AFRICAINS.CAR POURQUOI AVEC TANT DE RESSOURCES ET CELE DANS TOUYS LES DOMAINES ON N EST PAS PARVENU JUSQU ICI A DECOLLER?A MON NIVEAU C EST JUSTE CE PROBLEME QUI NOUS RETARDE ENCORE.
Rédigé par : DOUDOU MARONE KEITA | 07/06/2010 à 15:30
le problème de l'Afrique c'est la main tendue vers l'extérieur. Lorsque nous cesserons de dépendre de l'aide de l'étranger alors nous pourrons redéfinir les bases de notre coopération avec les pays du Nord.
Rédigé par : DJE Bi Arnold gildas | 24/01/2011 à 14:52
J'ai lu avec bokou dintetret les analyse des un et des autres .
en ce ki concernr le developpement de lafrique il fo pa chercher de mi à quatorzeur, si la jeune d'ojordui ne selève pa pour prendre sa destiné en main a travers la revolution populaire avec une seule et unique convition "sortir lafrique de la prison occidental",ocune otre solution nè possible.j'invide donc toute la jeunesse africaine dont nos parent ont djà sacrifié leur vie pour nous donner l'independance mè ke celle a été rapidement usurpé par les voleurs, a ne plus avoir confiance aà kelke formation polique mais à se lever pour se libeller des excros. merci la lutte continue pour la meme cose .
Rédigé par : sewonou | 18/02/2011 à 14:40