Abdelbassit échappe à une tentative d'assassinat orchestrée par Adouma
Hassaballah à Khartoum
Abdelbassit Mahamat Yacoub, combattant de l'UFCD, longtemps en
désaccord avec l'ex-président de ce mouvement, vient d'échapper à une
tentative d'assassinat orchestrée à son encontre par Adouma
Hassaballah. Depuis plusieurs semaines Abdelbassit se sentait en effet
menacé par des individus masquant leurs visages la nuit qui venaient
rôder autour de la maison où il habite à Khartoum.
En avril dernier, à l'annonce de la révocation de Adouma Hassaballah
par la base de l'UFCD pour haute trahison, abandon des combattants de
la base arrière, détournements de fonds, corruptions et mauvaise
gestion des biens du mouvement, Abdelbassit s'est engagé à son tour
pour mener une campagne en vue d'un congrès qui devrait désigner un
président nouveau et compétent. Depuis, Adouma Hassaballah a commencé
à nourrir une haine viscérale envers son ex-garde rapproché.
Au fil des semaines, l'ancien président de l'UFCD, de plus en plus
isolé et lâché par les soldats, a du mal à supporter que les membres
de l'UFCD soient unanimes pour s'affairer autour du congrès qui
réorganisera le mouvement et désignera un homme charismatique à sa
tête. En plus, avec la coupure de la PGA annoncée voilà quelque jours,
l'homme est aux abois et se trouve aujourd'hui dans une posture d'une
bête enragée qui cherche à assassiner tous ceux qui ont eu le courage
de le désavouer ou de l'abandonner.
Privé de PGA et sentant que ses jours à Khartoum sont désormais
comptés, Adouma Hassaballah, en complicité avec Moudjrim Kâtir (un
autre mythomane qui raconte à tout le monde qu'il communique avec des
démons), a envoyé jeudi 1er septembre dans la nuit, un «commando»
d'une dizaine de bandits armés agissant comme des véritables coupeurs
de route, avec à leur tête un certain Abdoulaye Malik, pour aller tuer
Abdelbassit Mahamat chez lui. A leur arrivée au domicile de celui qui
allait être leur victime, ils se sont heurtés à la vigilance et à
l'intervention de ses gardes de corps. La victime s'en est tirée
malgré tout avec quelques contusions et un bras cassé.
Actuellement, Abdelbassit Mahamat se trouve à l'Ambassade du Tchad à
Khartoum où il a trouvé refuge. Selon l'ambassadeur du Tchad joint par
un de nos enquêteurs sur place, la victime est prise en charge par ses
soins et est bien traitée. «Abdelbassit a reçu les soins de premières
nécessités et nous nous occupons bien de lui. Il restera ici le temps
qu'il faudra et nous le rapatrions dès que possible», a expliqué
l'ambassadeur.
Après avoir utilisé les enfants mineurs et les combattants issues de
la région du Ouaddaï depuis de nombreuses années à des fins
mercantiles, Adouma Hassaballah a échoué sur tous les plans
aujourd'hui. Il s'est enrichi avec le sang de tous les enfants de la
région et sur les cadavres des martyrs qu'il a utilisés comme des
chaires à canon. Chassé comme un vulgaire bandit de grands chemins par
les Soudanais, abandonné par ceux qui l'ont supporté hier, lâché par
ceux qui l'ont protégé, le voilà actuellement en train de se comporter
comme un coupeur de route en envoyant ses assassins la nuit pour aller
tuer ceux qui ne partagent pas ses convictions qui se résument au
grand banditisme. C'est du déjà vu avec Mahamat Nour Abdelkérim en
2006. Lorsque ce dernier a échoué au maquis, il s'est retourné contre
ses compagnons pour les assassiner. Nous pensons aux deux frères
Abdelchakour assassinés en plein jour.
Quant à Adouma Hassaballah, les assassins qu'il a envoyés pour tuer
Abdelbassit ont failli à leur mission. Cet échec les a contraints à
dénoncer Adouma comme étant le cerveau de la tentative de meurtre sur
la personne de Abdelbassit Mahamat. Un proche de la victime joint par
un de nos enquêteurs présent à Khartoum-Bahri affirme: "Ce Adouma a
franchi cette fois la ligne rouge. A partir d'aujourd'hui nous le
traquerons partout où il ira dans ce monde. Il n'aura jamais la paix
et il ne jouira jamais de l'argent de la PGA qu'il a détourné depuis
des années sur le sang de nos parents et cousins".
La traque contre les businessmen se poursuit et les jours prochains
seront encore plus difficiles pour eux.
Rassass depuis El-Fasher
Ce texte fait débat au sein de l’ANR, il est publié sur la foi des renseignements recueillis par Mahamat Abbo Sileck qui le cautionne, c’est son droit. Il ne réfléte pas l'opinion de tous les membres dirigeants de l'ANR.
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